Instituer l’analyse d’une situation de travail à partir d’une photo significative pour son auteur

Le stage sur la ferme est une activité appréciée des élèves. Un système d’évaluation avait été mis en place plusieurs année auparavant, mais il avait tendance à s’essouffler car sans lien réel avec le reste de l’enseignement. Au final les élèves y allaient en touriste.

Par ailleurs, faisant face à une montée de comportements conflictuels en Bac Pro CGEA notamment, nous avons engagé avec la DRAAF/SRFD Bretagne et dans le cadre du DNA* une réflexion collective pour revisiter certaines de nos pratiques pédagogiques dans une perspective d’ancrochage. Il s’agit pour nous de :

  • rendre plus explicites certaines de nos intentions pédagogiques,
  • à redonner de la visibilité et de la lisibilité au cadre de travail (relations, stabilité et cohérence entre climat éducatif et d’apprentissage),
  • donner plus de place aux élèves dans leurs apprentissages (être vigilant à ne pas penser à leur place !),
  • donner plus de sens aux activités pédagogiques en associant régulièrement les élèves aux processus d’évaluation (individuel, groupe, pratiques professionnelles, système d’exploitation, etc…), tout en accompagnant les relations avec les objectifs du référentiels (évaluation des capacités),
  • … et appliquer ces quelques principes aux relations entre adultes.

En résumé : comment (re)créer les conditions de la confiance, intéresser et combattre l’ennui, renforcer et développer les solidarités.

Dans cette perspective, et pour redonner de la valeur à l’activité stage ferme aux yeux des élèves et des personnels de l’exploitation, et des enseignants, nous avons revisité cette pratique.

Le moteur de l’activité s’appuie sur l’engagement et le travail des élèves pendant ce stage pour en faire une activité où l’on va apporter au collectif de la classe une situation professionnelle qui sera analysée, et où l’on va évaluer simultanément la situation professionnelle et les actions mises en œuvre pour la maîtriser.

Cela fait maintenant quelques mois que nous fonctionnons ainsi, et nous avons pu constater un plus grand intérêt pour le stage ferme, du côté des élèves, des salariés d’exploitation et de la classe.

Pour en savoir un peu plus sur les modalités pratiques, nous vous invitions à consulter le témoignage en ligne mafermedebrehoulou

Frédéric Mouchy/Joêl Dagorn (EPLEFPA de Bréhoulou)

François Guerrier (Agrocampus-Ouest)

 

DNA : Dispostif National d’Appui de la Direction Général de l’Enseignement et de la Recherche. L’action Ancrochage est portée par le BVIE (Bureau de la vie scolaire, étudiante et de l’insertion).




La MLDS de la Vienne organise une journée pour présenter la démarche et les outils de l’ancrochage

Comment lutter plus efficacement contre le décrochage scolaire ? Sur quels leviers agir en établissement ? Quelles stratégies individuelles et collectives développer pour créer les conditions de la réussite des élèves ? Comment être vigilant à ne pas ajouter de difficultés à l’apprentissage ?

Ces questions ont pu être débattues lors d’une journée de formation organisée par la mission de lutte contre le décrochage (MLDS) de la Vienne à Poitiers le 7 février 2019 en destination des référents « lutte contre le décrochage scolaire » du département. Là,  35 Lycées professionnels et généraux, mais également collèges étaient représentés par 70 référents.

Pour animer cette journée, Laurent Scheithauer (IEN chargé de l’information et de l’orientation) et Isabelle Hérault (coordonatrice de la MLDS) avaient convié quelques acteurs de la recherche-action ancrochagne pour faire part de leurs résultats, et pour échanger sur ce que les établissements d’enseignement agricole mettent en œuvre pour faire réussir leurs apprenants.

L’intention était de sensibiliser les équipes au fait de valoriser et de renforcer ce qui est fait pour faire réussir, mais également de réfléchir aux pratiques individuelles et collectives porteuses de décrochage. Par exemple à l’occasion de situations pédagogiques, d’évaluations, de conseils de classe, dans les relations avec les jeunes mais également entre adultes, dans la cohérence entre les actes et les valeurs affichées, etc…

Autrement dit, comment aider à construire un état d’esprit, une compétence collective en établissement pour

  • s’attacher à faire accrocher les apprenants en leur proposant différentes occasions d’ancrage,
  • miser sur la prévention plus que sur le seul traitement du décrochage (qui propose le plus souvent d’externaliser les difficultés),
  • considérer les relations réciproques entre gestion de classe et apprentissages (un élève qui apprend est rarement perturbateur),
  • porter un regard analytique sur ce qui objectivement produit de l’engagement dans les apprentissages afin de mettre à distance ce qui tout aussi objectivement produit du décrochage (par exemple des repères, de la stabilité, etc…) !

Cette journée a donc permis de valoriser les travaux et les outils créés par les équipes de la recherche-action ancrochage, et partager certains points clés :

  1. L’importance de créer des situations d’apprentissages mettant en jeu les processus d’apprentissage, d’autonomisation et de socialisation,
  2. Jouer sur les effets de réciprocité entre ce qui se joue entre apprenants, apprenants et enseignants et formateurs, mais également entre adultes, avec les personnels de direction, etc…,
  3. La distinction de plusieurs échelles d’intervention, entre ce sur quoi nous avons prise individuellement, et ce sur quoi agir avec les collègues, au niveau de la classe ou de l’établissement,
  4. valoriser ce qui ce fait, ce qui existe pour en développer le potentiel,
  5. apporter du cadre et de la stabilité pour éviter de réinventer sans cesse, source de stress pour les personnes et pour les organisations,
  6. prendre le temps de travailler la cohérence des actes du quotidien avec ce que l’on essaye de développer avec les apprenants: respect, écoute, accueil, apprentissage, évaluation, confiance, estime et considération, etc….
  7. s’attacher à regarder ce sur quoi l’on a prise, à développer son pouvoir d’agir pour faire ancrocher en formulant collectivement les problèmes de façon à pouvoir les appréhender ! Par exemple : Considérons-nous le décrochage comme résultant des difficultés scolaires (les élèves n’ayant pas le niveau, ils vont décrocher) ? Où nous interrogeons-nous sur la possibilité de l’engagement des élèves en tenant compte de leurs difficultés (intéresser en les prenant là où ils sont tout en permettant à chacun de se développer ?) ? En fonction de la façon dont la communauté éducative se situera, elle se considéra agissante sur un périmètre plus ou moins important. L’interpellation s’adresse bien sur ici autant aux personnes et au collectif en établissement qu’au système. Chacun comprendra aisément que les capacités d’actions auront un effet de levier différent selon que les classes comptent 35 où 24 élèves, que l’établissement est dégradé où agréable à vivre, que la restauration est qualitative où indigeste, que les personnels peuvent régulièrement se former et participer à des projets d’amélioration, qu’il y a de la disponibilité pour écouter, réguler, etc, etc….

Les référents ont également pointé quelques pistes pour lutter contre le décrochage et développer les dynamiques d’ancrochage :

 

 

Ci-après nous vous trouverez en 3 minutes le témoignage de 4 collègues qui se sont prêtés au jeu de l’interview. Merci à eux, et à Sébastien Guérineau (directeur adjoint du Lycée de Kyoto-Poitiers) pour leur participation.

Estelle Veuillerot, AgroSup-Dijon Eduter, et François Guerrier, AGROCAMPUS-OUEST

 




Produire de la connaissance en groupe de développement Agricole : La suite de TDTI à Caulnes

Dans la lignée de nos hypothèses de travail pour amener les élèves à mieux réussir les épreuves E5, E6, et E7 du bac pro CGEA, nous avons reconduit le dispositif toutes différentes toutes intéressantes (voir la saison 1).

Pour la saison 2, Vous trouverez les témoignages des élèves sur l’action toutes différentes toutes intéressantes 2018 dans la vidéo que nous avons réalisée, avec le soutien de la Collectivité Eau du Bassin Rennais dans le cadre du projet de territoire de la Haute Rance.

Pour l’année 2018-2019, l’équipe mobilisée se composera de Sandrine Poulet (agronomie), Evelyne Bohuon (biologie), Benoit Jamet (machinisme).

Suivez le lien pour accéder au témoignage complet de la saison 2 et ouverture sur la saison 3

Ci dessous la vidéo de la saison 2




Organiser des barcamps pour partager nos initiatives pédagogiques à l’EPLEFPA du Périgord.

Et si, pour mieux travailler avec les élèves, nous trouvions des modalités de mieux travailler ensemble ? De mieux connaître les pratiques des un-es et des autres ? De nous apprendre mutuellement et d’échanger sur nos pratiques respectives ?

L’idée de proposer des temps de rencontre et d’exposition des pratiques pédagogiques entre collègues au Lycée de la Peyrouse vient de Muriel Galmiche (mission de 1/3 temps « lutte contre le décrochage scolaire », et de Véronique Carbonnière (mission de 1/3 temps animation autour des usages des outils numériques.

Mais quelle modalité adopter ? A quel moment se rencontrer ?  Comment s’y prendre pour engager les collègues, leur faire de la place, donner envie de participer ?

L’idée retenue est d’exposer une pratique, une ressource, une préoccupation, sans obligation de  préparer, pour entamer un processus de dialogue et d’échanges, tout en diffusant les initiatives de chacun-nes…

Suivez le lien pour en savoir plus sur le témoignage de l’équipe de la Peyrouse !

Témoignage les barcamps de la Peyrouse  




Produire pour manger bien au lycée Saint-Joseph à la Réunion

Suite à la formation PEPIETA organisée par Agrocampus Ouest et à la rénovation du CAP Agricole ARC qui propose 5 heures de cours non affectés par semaine, le projet « Produire Pour Manger Bien » est né de la volonté de notre l’équipe pédagogique. Nous voulions trouver un support de formation qui fédère une équipe, qui intéresse les apprenants et qui plus est  permet l’enseignement de la Transition Agro-Ecologique a vraiment été une opportunité.

Les finalités que nous nous sommes données ont de viser l’autonomie de l’apprenant, d’amener une réflexion de l’élève sur la situation agricole de l’Ile de la Réunion fortement dépendante des importations, et d’intéresser des élèves ayant des difficultés d’apprentissage en utilisant leur vécu en pratique pour l’utiliser dans les matières générales.

Aussi, le but de notre action est de produire des poulets en visant l’autonomie alimentaire dans un contexte de production productiviste très dépendant des intrants externes.

Cette action de terrain permet, grâce à un projet pédagogique d’équipe, à élever des poulets en visant l’autonomie alimentaire, et :

  • de motiver les apprenants qui au départ sont peu intéressés par leur formation.
  • de leur faire acquérir les concepts de transition agro-écologique.
  • de communiquer sur l’action lors d’un repas avec les parents, les apprenants et l’ensemble de la communauté éducative.

Quelques résultats ?

Au niveau des apprenants, l’autonomie est acquise : ils gèrent de façon responsable leur atelier de production.

Ils ont entamé une réflexion grâce à des problématiques de terrain.

Ils se sont appropriés les concepts agro-écologiques et sont capables d’en expliquer les finalités en les comparant à de l’agriculture conventionnelle. Leur phrase clé est maintenant : « Utiliser- préserver la nature pour se nourrir ».

C’est également l’occasion de valoriser les savoirs transversaux et de travailler l’acquisition des concepts agro-écologiques :

 

Pour les enseignants, le travail d’équipe a été renforcé et ce projet a créé une réelle dynamique.

Ce projet a permis aux enseignants de matière générale de s’approprier un support technique utilisable à multiples reprises.

Par cette action, les élèves sont plus motivés que par un travail en face à face.

Le projet fédère l’ensemble des équipes de l’EPL (des enseignants au service restauration), des apprenants et leurs parents.

Pour en savoir plus : accéder au témoignage complet de l’équipe  et à la vidéo de l’équipe

Karyne Gressot, enseignante en économie / tiers temps « suivi des actions de biodiversité » au sein de l’EPL. (Ancienne référente en EPA au démarrage de l’action).

 

 

 

 

 

 

 




6 capsules vidéo pour aborder l’oral d’explicitation de pratiques professionnelles

Comment préparer l’épreuve terminale de CAPa ? Comment entraîner les élèves à expliciter leurs pratiques ? Quel questionnement pour quelle évaluation ? Au travers d’un ensemble de 6 vidéos thématiques, communes à toutes les spécialités du CAPa, AgroSup Dijon-Eduter Ingénierie vous apporte un regard éclairé pour préparer les apprenants aux oraux d’explicitation dans le cadre de l’évaluation de la capacité C41 des CAPa.

Chacune d’elle dure entre 7 et 15 minutes, et se centre sur des moments particuliers :

Deux vidéos, relatives aux spécialités Jardinier-Paysagiste et Métiers de l’Agriculture support Ruminants, montrent l’ensemble des étapes de préparation de l’épreuve, des situations vécues en entreprise jusqu’à la décision des évaluateurs. Elles peuvent être visionnées avec les apprenants ainsi qu’avec les membres de jury (en particulier professionnels) lors des temps d’harmonisation :

Bon visionnage !

 

Contact : francoise.heraut@educagri.fr estelle.veuillerot@educagri.fr




FREINS SOCIOLOGIQUES ET APPRENTISSAGES : COMMENT FAVORISER LE DÉBAT ET L’ADHÉSION ?

Mobiliser la dynamique de groupe au service de la transition agroécologique

Comme chaque année, la DRAAF Bretagne et les référents  « Enseigner à Produire Autrement » organisent une journée régionale de travail sur le thème de l’enseignement de la TAE le Vendredi 12 octobre 2018 de 8h45 à 16h30 à l’EPLEFPA de PONTIVY (56)

Le plan « enseigner à produire autrement » se donne comme objectif « de transmettre les connaissances et de faire acquérir les compétences aux acteurs de terrain pour leur permettre de trouver les réponses à leurs problématiques locales ». Dans ce contexte, où il est question d’être en capacité de construire des solutions plutôt que de reproduire un modèle. Il s’agit donc d’entrainer les futurs professionnels à développer leurs capacités de diagnostic, d’analyse, mais également à développer un raisonnement systémique pour agir en situation.

Dans le même temps, la communauté éducative renvoie de nombreuses difficultés dans le travail: décrochage, motivation, passivité, un climat scolaire dégradé, des élèves qui ne se posent pas de questions, une incompréhension voire des situations de rupture de communication avec les enseignants et formateurs, le rejet de certains enseignements, etc…. Dans ce contexte, des questions se posent :

  • Comment créer des situations d’apprentissage permettant de partir des points de vue et représentations des élèves ?
  • Quelles pratiques mettre en place, seul ou collectivement, pour intéresser les élèves ou stagiaires ?
  • Comment traiter de sujets qui peuvent susciter du rejet ou de l’hostilité de la part des apprenants ?
  • Quels repères, postures, compétences travailler pour mieux comprendre les situations délicates que l’on peut rencontrer en formation (absence de travail, refus, etc…) ?

A partir d’une sélection de 6 témoignages issus d’expériences régionales, le groupe des référents régionaux et la DRAAF-SRFD vous proposent d’échanger sur les difficultés, les solutions et les réussites que nous rencontrons dans « l’enseigner à produire autrement ». Cela peut concerner les sujets discutés (aborder des pratiques jugées en dehors de la norme professionnelle ou du groupe), la façon de le faire (modalités pédagogique), mais également les interactions entre les acteurs (adultes-élèves, élèves-élèves). Nous y aborderons notamment la place accordée aux apprenants, à leurs connaissances, à leurs interactions, et en quoi cela peut repositionner le travail et le(s) rôle(s) de l’enseignant/formateur et la relation pédagogique.

Marion Diaz (Dialogue), sociologue et habituée de l’accompagnement de groupes de professionnels, sera témoin de la journée. Elle apportera son regard et proposera des techniques d’animation de groupe à l’issue des ateliers.

Pour plus d’information, vous pouvez télécharger le coupon d’invitation ci-joint : Journée régionale EPA 12.10.18

 




Apprendre ensemble à partir de la diversité des lieux de stage

Dans la lignée de nos hypothèses de travail pour amener les élèves à mieux réussir les épreuves E5, E6, et E7 du bac pro CGEA, nous avons reconduit le dispositif toutes différentes toutes intéressantes (voir la saison 1).

Cette année l’idée était de pouvoir partager l’expérience avec de nouveaux collègues (3) en proposant une démarche de formation-action avec les élèves, Marion Diaz (Dialogue) et François Guerrier. Vous trouverez les témoignages des élèves sur l’action toutes différentes toutes intéressantes 2018 dans la vidéo que nous avons réalisée, avec le soutien de la Collectivité Eau du Bassin Rennais dans le cadre du projet de territoire de la Haute Rance.

Pour l’année 2017-2018, l’équipe mobilisée par l’action « Toutes différentes toutes intéressantes » se composait donc de Lydie Adam (zootechnie), Sandrine Poulet (agronomie), Evelyne Bohuon (biologie), Benoit Jamet (machinisme).

Nous avons mis en place une action de formation pour :

  • s’approprier les concepts et fondements sur lesquels se base le dispositif,
  • s’entrainer à la méthode d’animation et de questionnement inspirée du Gerdal (avec de temps d’analyse de vidéos),
  • planifier et revisiter le déroulé du dispositif,
  • repréciser les rôles de chacun,

L’objectif étant que les enseignants soient peu à peu autonomes dans l’animation de ce dispositif.

Les premiers retours marquent la réussite de l’action, avec quelques améliorations à apporter, notamment sur l’animation des deux premières séances. Là les élèves et les enseignants n’ont pas toujours su comment se positionner (attitude scolaire versus attitude professionnelle), mélange de timidité et peut être d’un manque de précisions concernant nos attentes.

Plus généralement, le fait de s’appuyer sur l’expérience de stage facilite l’engagement des élèves, chacun voulant savoir ce que son collègue a à dire. Cela permet aussi d’ouvrir un espace  d’échanges, car le fait que ce soit les élèves qui parlent de leur exploitation fait évoluer les rôles et la relation pédagogique. Ce n’est plus l’enseignant qui pilote (comme pour les visites). Là, nous parlons d’une ferme que seul l’élève connaît. Il ou elle se sent alors légitime pour s’exprimer, ils-elles osent plus et interagissent. Alors que lorsque les enseignants connaissent l’exploitation les élèves ne participent pas ou peu : « çà nous bloque »,  » ils [les enseignants] attendent des réponses précises à leurs questions » « on a peur de dire des bêtises ». Et sans doute aussi des moqueries des camarades !

Pour la rentrée prochaine nous pensons mettre l’accent sur l’apprentissage du questionnement pour mener l’enquête auprès des maîtres de stage, étaler les séances pour mieux rythmer la progression des élèves, montrer aux élèves l’intérêt de disposer de connaissances précises pour échanger, et faire en sorte que les élèves aient « plus de répondant [ndr plus de connaissances pour pouvoir engager un dialogue] » lors de la restitution, ce qui veux dire de mobiliser de la seconde à la terminale, mais aussi d’associer plus de maîtres de stage.

N’hésitez pas à nous mettre des commentaires sur la vidéo !

 




Construire une dynamique collective positive qui donne sens aux apprentissages au Lycée de Périgueux La Peyrouse

De nombreux élèves arrivent en secondes professionnelles Nature-Jardin-Paysage-Forêt et Alimentation-BioIndustries-Laboratoire avec des difficultés multifactorielles, terreau du décrochage scolaire. Ces problèmes se traduisent par une montée des d’incivilités et des postures d’évitement face à l’effort et aux apprentissages.

Pour éviter ces situations, l’équipe pédagogique de 2de pro Nature a mené une réflexion pour développer des outils efficients. Grâce au concours de SupAgro Florac, une professionnalisation des personnels a été menée en 2015 en vue de responsabiliser le jeune dans son parcours de formation. En parallèle, l’équipe d’Aménagement participe à une réorganisation de l’architecture du Bac Pro Aménagements Paysagers.

C’est dans ce contexte particulier que notre projet s’inscrit avec la volonté marquée de poursuivre et d’approfondir le travail initié avec l’équipe de 2de pro Nature ; Ce dernier a produit des effets bénéfiques qu’il semble indispensable de le poursuivre.

Notre projet « une dynamique collective positive qui donne sens aux apprentissages » vise à créer une dynamique permettant de vivre et travailler ensemble au lycée. Pour relégitimer les savoirs et donner du sens aux apprentissages, il s’agit de penser le climat scolaire comme critère essentiel à la réussite dans une école bientraitante. Le témoignage que nous présentons est un point d’étape et vise à illustrer cette dynamique que nous cherchons à développer au quotidien.

Accéder à la fiche témoignage de l’équipe pédagogique




Toutes différentes toutes intéressantes ! S’entrainer à apprendre de la diversité des exploitations du territoire

Adossé à un projet de recherche-action mené conjointement par AGROCAMPUS-OUEST et le GERDAL sur les bassins versants du Couesnon et de la Haute-Rance, et ayant pour but la production de connaissances sur l’évolution des pratiques agricoles dans ces territoires, Marion Diaz (DIALOGUE/GERDAL) et François Guerrier (AGROCAMPUS-OUEST) ont accompagné deux établissements pour concevoir et animer un dispositif pédagogique pour apprendre à questionner ce qui fonde les choix des agriculteurs, à s’intéresser à l’autre et à la différence, et à apprendre à partir de la diversité des expériences de stage.

Des enseignants du lycée de Caulnes 22 (Sandrine Poulet, Erwan Bariou, Benoit Jamet, Rémi Goupil) et la MFR de Fougères 35 (Jean-François Olivier) ont pu participer à une réelle co-ingénierie du dispositif pédagogique, chacun apportant ses idées, ressources, opportunités ou façon de faire. Nous avons pu tester et faire vivre une expérience originale aux classes de Bac Pro CGEA pour les amener à travailler en groupe de développement, en les considérant (au double sens du terme !) comme des agriculteurs et agricultrices afin de produire de la connaissance au sujet des principales préoccupations de leur maitre de stage et des solutions mises en œuvre où imaginées sur le territoire. Ce faisant, ces élèves ont appris à poser et à se poser des questions, à comprendre la logique de leurs maîtres de stage et de leur système d’exploitation, à comparer différentes alternatives (alimentation, techniques, …), mais également à partager, à s’écouter et à apprendre en coopérant.

Pour en savoir plus :

Le témoignage de la MFR de Fougères et la vidéo des élèves de première Bac pro CGEA (7 minutes)

Le témoignage de l’EPLEFPA de Caulnes et la vidéo des élèves (7 minutes)

Le témoignage vidéo des intervenants : genèse, objectifs et premiers résultats (12 minutes) et les différentes étapes du dispositif (7 minutes)

E. Bariou, B. Jamet, R. Goupil, S. Poulet, LEGTA Caulnes

Jean-François Olivier, MFR de Fougères

M. Diaz, DIALOGUE, UMR ESO

F. Guerrier, AGROCAMPUS-OUEST