L’enseignement agricole présent dans le dernier numéro des Cahiers Pédagogiques : Expliciter en classe

Le n°551 des Cahiers pédagogiques s’intitule : Expliciter en classe.

Ce dossier tente de faire le point sur ce que disent les chercheurs, les formateurs, mais surtout d’aller explorer ce qui se passe dans les classes.

Il se divise en trois grandes parties :

  • Pourquoi expliciter ?
  • Qui explicite ? Et pourquoi expliciter ?
  • Comment expliciter ?

Deux contributions issues des établissements d’appui à l’enseignement agricole apportent leur pierre à l’édifice :

  • Carine Rossand et Françoise Héraut, d’AgroSup Dijon, signent un article intitulé : Déplier la pensée dans l’action.
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  • Loïc Braïda, de SupAgro Montpellier , propose un article, disponible en ligne : Le travail qui produit et le travail qui construit.

 

L’explicitation est depuis plusieurs années au cœur de l’approche capacitaire et des rénovations de diplômes du ministère de l’agriculture. Nous vous proposons deux ressources, qui permettent pour mieux comprendre ce qu’est l’explicitation et son usage en formation.

 

Le principe de l’entretien d’explicitation

Cette vidéo a été réalisée dans le cadre de Cap’Eval, une formation en ligne ouverte à tous les enseignants et formateurs de l’enseignement agricole, pour maîtriser les fondamentaux de l’évaluation certificative. Elle est suivie de « à l’écoute de celui qui explicite » et « le questionnement ».

 

Préparer l’épreuve terminale du CAPa

C’est un ensemble de 6 vidéos thématiques, communes à toutes les spécialités du CAPa, est destiné aux enseignants et formateurs qui préparent et conduisent les oraux d’explicitation dans le cadre de l’évaluation de la capacité C41 des CAPa. Elles s’intéressent à des moments particuliers de leur préparation et de leur déroulement.

Ci-dessous la vidéo Le retour sur expérience, qui montre l’intérêt du retour d’expérience dans un dispositif de formation visant l’atteinte de capacités, et donne des exemples de mise en œuvre à travers deux témoignages. Les autres vidéos sont à consulter sur chlorofil.fr

 

Vous trouverez également sur chlorofil.fr deux vidéos, relatives aux spécialités Jardinier-Paysagiste et Métiers de l’Agriculture support Ruminants, montrent l’ensemble des étapes de préparation de l’épreuve, des situations vécues en entreprise jusqu’à la décision des évaluateurs. Elles peuvent être visionnées avec les apprenants ainsi qu’avec les membres de jury (en particulier professionnels) lors des temps d’harmonisation

 

 

 

 

 

 




Conférence de Philippe Perrenoud : les quatre compétences et aptitudes requises pour l’enseignement.

En août 2012, Philippe Perrenoud était invité à Sao Paulo par Mind Lab (organisme brésilien d’éducation) pour y tenir une conférence intitulée : Compétences et aptitudes requises pour l’enseignement.

Philippe Perrenoud est docteur en sociologie et anthropologie. Professeur honoraire à l’Université de Genève, ses travaux sur la fabrication des inégalités et de l’échec scolaire l’ont conduit à s’intéresser au métier d’élève, aux pratiques pédagogiques, à la formation des enseignants, au curriculum, au fonctionnement des établissements scolaires, aux transformations du système éducatif et aux politiques de l’éducation. Ses derniers ouvrages aux éditions Eyrolles et l’ensemble de ses publications sur unige.ch.

Cette conférence est disponible entièrement sur YouTube et dure 1 heure 23. Nous vous proposons, dans l’animation ci-dessous, une sélection des passages essentiels, ce qui permet de réduire le visionnage à une petite demi-heure.
Nous vous proposons ensuite quelques références bibliographiques et le résumé des extraits vidéo.

Bonne découverte !

 

En complément…

Les théories de l’apprentissage
L’évolution de l’apprentissage à travers le temps YouTube
Qu’est-ce qu’apprendre ? Philippe Perrenoud cairn.info

La Transposition Didactique
La Transposition Didactique YouTube
La transposition didactique christianelagace.com
La transposition didactique : Caractérisation, Débats et Pratiques professionnelles Wikidocs.univ-lorraine.fr PDF.

Savoir donner du sens
Sens du travail et travail du sens à l’école. Par Philippe Perrenoud. Cahiers-pédagogiques.com
Le sentiment d’auto-efficacité, La théorie d’Albert Bandura. ent2d.ac-bordeaux.fr PDF
Le sentiment d’efficacité personnelle à l’école reseau.batisseursdepossibles.org

Adapter son action à la diversité des élèves
La différenciation pédagogique pour appuyer chaque élève YouTube
La différenciation pédagogique. Differenciation.org
Différenciation pédagogique et motivation Philippe Perrenoud. pedagogie.ac-reunion.fr PDF

 

 

 

 

 

 

 

 

 




LéA MESNEA : Médiations des savoirs et ESpaces d’apprentissage à l’aune du Numérique éducatif dans l’Enseignement Agricole

Définis au cœur du programme scientifique de l’Institut Français d’Éducation (IFE), l’origine des LéA  est de pouvoir fonder des recherches en éducation sur l’action conjointe entre chercheurs et acteurs du terrain. Chacun LéA créé conventionne avec l’Institut Français d’Éducation (IFE). Le dispositif LéA vise également la diffusion des savoirs et des résultats issus de ces recherches et leur mise à disposition en formation initiale et continue des professeurs, des éducateurs et des chercheurs.

L’ENSFEA porte un LéA au Legta Edgard Pisani de Tulle-Naves sur le thème : Évolution des pratiques d’enseignement et nouveaux espaces d’apprentissage : leviers de réussite des élèves ?

Cette action a fait l’objet d’une description sur Pollen

Après deux ans de fonctionnement, cette vidéo retrace les travaux, les acquis et les perspectives de cette réflexion accompagnée en établissement.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




« Become a Global Organic Farmer » à Kalø, une comparaison des systèmes d’enseignement agricole français et danois.

Opaline Lysiak, enseignante en agronomie au lycée agro-environnemental d’Arras est partie de septembre 2017 à septembre 2018 à la rencontre des agriculteurs et des enseignants de 12 pays pour étudier leurs systèmes d’enseignement agricole et leur approche de l’agroécologie. Voici le récit de son étape au Danemark. Vous pouvez retrouver l’ensemble de ses reportages sur Pollen à la page Tour du monde Agro-écologie.

 

Déjà novembre 2018: il m’aura fallu 4 mois pour prendre du recul par rapport aux spécificités et aux belles rencontres de l’école « Global Organic Farmer » située à Kalø au Danemark. En juillet 2017, j’ai eu la chance d’entrer en contact avec Florence, enseignante en zootechnie à Kalø et aussi chargée de l’appui aux stages et à la coopération internationale. Elle m’invite à venir m’immerger une semaine dans l’atmosphère de son école, en juin 2018. Je réalise aujourd’hui à quel point l’internationalité et les origines des étudiants rend les échanges et donc l’expérience dans cette école, très riches.

« La diversité des motivations et des origines des étudiants fait la richesse de notre école »

C’est l’avis de Laura, étudiante en première année. « 30% des étudiants viennent du monde agricole et leurs parents font de l’agriculture conventionnelle et ne veulent pas répéter les même erreurs. C’est super intéressant car cela nous permet de connaitre ce que l’on NE SOUHAITE PAS FAIRE, le système que l’on est en train d’essayer de changer, avant de savoir ce que l’on veut faire vraiment ».
Pour Charlie, c’est l’honnêteté et l’humilité des enseignants qui fait la particularité de cette école. Ils expliquent dès le départ qu’ils n’ont pas beaucoup de temps pour présenter un sujet, et que ce sont aux étudiants d’approfondir ce qui les passionne.

 

« Ce que je sais, c’est que je ne sais rien » l’humilité selon Jeppe

Le premier témoignage sur lequel je souhaite revenir est celui de Jeppe, qui termine sa formation en agriculture biologique à Kalø.
Pour lui, les étudiants de lycées agricoles doivent être curieux et comprendre qu’en fait, ils ne connaissent rien. Plus on étudie, plus on est « intelligent » mais on se sent un peu bête parce qu’on réalise à quel point on ne connaît rien. Il questionne aussi l’autorité des enseignants, qui aujourd’hui ne doivent pas être en posture de détenir les savoirs mais plutôt d’encourager la curiosité.

 

L’agroécologie: copier la nature en étant créatif !

« Les symbioses c’est ce qui nous permet de vivre et les cycles se répètent partout dans la Nature, y compris en nous, et on doit en faire partie. Quand on fait de l’agriculture on doit produire beaucoup et ça fait appel à notre intelligence d’être humain … pour répéter les schémas de la nature! »

 

L’agrécologie, intense en connaissances

« C’est une manière de faire l’agriculture très dense en informations. J’aime l’idée de combiner des connaissances traditionnelles et des résultats de recherches récentes dans une logique de tester, faire des erreurs et réussir » explique Maya. Elle est en 1ère année du cours principal, et met le doigt sur un défi de taille: comment conserver les connaissances traditionnelles à l’heure où au Danemark les agriculteurs – ceux qui pratiquent pour de vrai – sont presque moins nombreux que les chercheurs qui ont une grande quantité de connaissances à partager?


 

Devenir agriculteur au Danemark

Allez, amusons nous à comparer les systèmes d’enseignement agricole français et danois! Si l’importance donnée à l’expérience nous laisse rêveurs, les 2 systèmes ont leur histoire et peuvent apprendre l’un de l’autre.

> Le diplôme n’est plus obligatoire pour s’installer en tant qu’agriculteur au Danemark.

> Toutes les écoles d’agriculture fonctionnent par apprentissage. « Le maître de stage paye l’étudiant par un contrat d’apprentissage. Il peut appeler l’élève pour qu’il travaille les week-end. L’élève est payé aussi quand il est en cours pour compenser cette veille les week end, m’explique Florence. Une caisse collecte un impôt auprès des entreprises qui font des formations professionnelles. Ainsi les agriculteurs sont remboursés à 85% du salaire de l’apprenti pendant qu’il est à l’école. Ils ne payent que 15% du salaire total ».

> Peu d’écoles d’agriculture danoises ont une ferme sur place. Les périodes de stage sont si importantes – 2 ans sur toute la formation – que les écoles d’agriculture ne sont pas censées créer ces situations de pratique mais plutôt valoriser ces expériences pour travailler sur la théorie.

Les spécificités de l’école de Kalø

> Les étudiants font un premier mois de stage après seulement 10 semaines de cours. « L’idée c’est de leur montrer qu’ils sont capables de partir. Une partie des étudiants a déjà voyagé, mais pas aussi loin et pas dans de vrais fermes. C’est la politique nationale au Danemark: on les encourage à aller voir ce qui se passe ailleurs » ajoute Florence. C’est la même caisse qui soutient les stages à l’étranger: billet d’avion et visa sont ainsi pris en charge.

> Quand on part en stage on ne va pas forcément retrouver la même classe au retour. On reprend un autre train en marche. C’est flexible. « Les étudiants sont autorisés à diviser leur année de stage en plusieurs petits stages. Ils peuvent faire une pause dans les études et revenir. » Ils ont 8 ans en tout pour obtenir leur diplôme.

Pour aller plus loin:

Découvrez les interviews d’autres étudiants de Kalø:

Suivez @GlobalOrganicFarmer sur Instagram et Facebook!

 

Pour suivre Opaline :

Sur Pollen, l’ensemble des reportages (Pologne, Inde, Japon, Québec, Danemark) à la page Tour du monde Agro-écologie.

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Produire pour manger bien au lycée Saint-Joseph à la Réunion

Suite à la formation PEPIETA organisée par Agrocampus Ouest et à la rénovation du CAP Agricole ARC qui propose 5 heures de cours non affectés par semaine, le projet « Produire Pour Manger Bien » est né de la volonté de notre l’équipe pédagogique. Nous voulions trouver un support de formation qui fédère une équipe, qui intéresse les apprenants et qui plus est  permet l’enseignement de la Transition Agro-Ecologique a vraiment été une opportunité.

Les finalités que nous nous sommes données ont de viser l’autonomie de l’apprenant, d’amener une réflexion de l’élève sur la situation agricole de l’Ile de la Réunion fortement dépendante des importations, et d’intéresser des élèves ayant des difficultés d’apprentissage en utilisant leur vécu en pratique pour l’utiliser dans les matières générales.

Aussi, le but de notre action est de produire des poulets en visant l’autonomie alimentaire dans un contexte de production productiviste très dépendant des intrants externes.

Cette action de terrain permet, grâce à un projet pédagogique d’équipe, à élever des poulets en visant l’autonomie alimentaire, et :

  • de motiver les apprenants qui au départ sont peu intéressés par leur formation.
  • de leur faire acquérir les concepts de transition agro-écologique.
  • de communiquer sur l’action lors d’un repas avec les parents, les apprenants et l’ensemble de la communauté éducative.

Quelques résultats ?

Au niveau des apprenants, l’autonomie est acquise : ils gèrent de façon responsable leur atelier de production.

Ils ont entamé une réflexion grâce à des problématiques de terrain.

Ils se sont appropriés les concepts agro-écologiques et sont capables d’en expliquer les finalités en les comparant à de l’agriculture conventionnelle. Leur phrase clé est maintenant : « Utiliser- préserver la nature pour se nourrir ».

C’est également l’occasion de valoriser les savoirs transversaux et de travailler l’acquisition des concepts agro-écologiques :

 

Pour les enseignants, le travail d’équipe a été renforcé et ce projet a créé une réelle dynamique.

Ce projet a permis aux enseignants de matière générale de s’approprier un support technique utilisable à multiples reprises.

Par cette action, les élèves sont plus motivés que par un travail en face à face.

Le projet fédère l’ensemble des équipes de l’EPL (des enseignants au service restauration), des apprenants et leurs parents.

Pour en savoir plus : accéder au témoignage complet de l’équipe  et à la vidéo de l’équipe

Karyne Gressot, enseignante en économie / tiers temps « suivi des actions de biodiversité » au sein de l’EPL. (Ancienne référente en EPA au démarrage de l’action).

 

 

 

 

 

 

 




Conférence de Marcel Lebrun « Numérique et formation : une histoire de transitions ».

Marcel Lebrun, célèbre pour toutes ses interventions sur la classe inversée (voir le blog de Marcel) intervient à l’ENTE à l’occasion des Rencontres de la formation 2018, le 15 octobre 20018 à Aix-en-Provence sur le thème « Numérique et formation : une histoire de transitions ». Cette conférence est disponible entièrement sur canal-u.tv

Cette vidéo dure 1 heure 20 donc nous vous proposons quelques extraits, qui démarrent directement sur une thématique. Nous vous indiquons la fin du sujet abordé. Evidemment vous pouvez tout regarder sur Canal U.
Le diaporama de cette conférence est disponible sur slideshare

Dans ce premier extrait, Marcel Lebrun souligne le fait que le web est passé très vite d’un modèle transmissif (un informaticien capable de rédiger sur un site) à la capacité pour tous d’écrire, de créer, de proposer (le web 2.0, les réseaux sociaux…). Cela est un phénomène inédit à l’échelle de l’humanité. (Jusqu’à la minute 11).

Ensuite, jusqu’à la minute 24, Marcel Lebrun aborde les différents systèmes de classe mutuelle, inversée, à distance… qui vont selon lui dans le sens d’une émancipation de l’individu, la place de l’enseignant, voire la place de la culture religieuse.

 

Ici M. Lebrun parle ici de la cohérence entre l’alignement pédagogique, la modalité classe inversée, la pédagogie « active », les outils et l’évaluation et la notion de compétence. Cela passe par un traitement différent de l’information (Michel Serre), une nouvelle place donnée aux savoirs, une visée sur les apprentissages par les étudiants (Jusqu’à la minute 46)

 

Enfin il aborde la classe inversée. Il distingue trois types de classes inversées et s’attache à pratiquer une diversité pédagogique, en lien avec l’apprentissage expérientiel, vu comme un cycle par Kolb, sans pour autant s’affranchir d’une approche par degrés, à partir de la taxonomie de Bloom. Il aborde ensuite le croisement et l’usage de diverses théories de l’apprentissage, behaviorisme, constructivisme…

 

A voir sur slideshare, diapos > 59

  

 

Vous pouvez retrouver Marcel Lebrun (et beaucoup de vidéos sur ce sujet) sur sa chaîne YouTube :  https://www.youtube.com/user/lebrunremy

 

 

 

 

 

 

 

 




Silva Numerica : Apprendre la forêt par simulation. Un nouveau site internet et des communications de recherche.

Le projet Silva numerica veut apporter une réponse opérationnelle aux besoins d’enseignement et de formation professionnelle par le développement d’une plateforme de réalité virtuelle pour des apprentissages systémiques complexes appliquée à un environnement forestier. Cet espace virtuel pourra être ensuite transféré à d’autres filières.

Ce projet a déja fait l’objet de deux témoignages dans Pollen :
L’EPLEFPA de Besançon porteur du projet e-Fran « Silva numerica »
et Conception collective d’un environnement virtuel éducatif pour l’apprentissage de la forêt dans une perspective de développement durable

Vous pouvez découvrir cette fois le site Silva Numérica, avec ses différentes rubriques.

L’Unité Propre Développement professionnel et formation /Eduter-Recherche,  est partenaire du projet Silva numerica Apprendre la forêt par simulation.

Ce travail de recherche a fait l’objet d’une communication de Thibault Chiron, d’Eduter Recherche, lors du colloque doctoral international de l’éducation et de la formation les 23 et 24 octobre 2018, organisé par le Centre de Recherche sur l’Éducation, les Apprentissages et la Didactique de Brest et de Rennes (CREAD), et le Centre de Recherche en Education de Nantes (CREN). Cette communication sera bientôt accessible sur le site cidef-2018.sciencesconf.org

Résumé : Aujourd’hui, les outils technologiques issus de la réalité virtuelle, tels que les Environnements Virtuels Educatifs (EVE), sont considérés comme des outils à haut potentiel d’apprentissages. En effet, plusieurs revues de littératures soulignent leur efficacité lorsqu’il s’agit d’apprendre des concepts scientifiques, des notions abstraites ou de comprendre des informations difficilement perceptibles (Mikropoulos & Natsis, 2011 ; Dede, 2009 ; MelletD’Huart & Michel, 2005). Néanmoins, il existe encore peu de recherches s’intéressant aux transformations des manières d’apprendre, de penser et d’agir que provoquent (ou non) les outils, tel qu’un EVE, dans les formations de futurs professionnels. C’est dans cette perspective de recherche que s’inscrit le projet Silva Numerica. Ce projet vise en la conception et l’évaluation d’un EVE permettant pour des apprenants de la filière forêt bois de s’immerger dans un écosystème forestier virtuel. Dans une perspective de didactique professionnelle, cette communication portera sur ce qui caractérise les situations de travail des forestiers, puis insistera sur les activités de diagnostic, d’interprétation, de raisonnement auxquels font appel les forestiers lorsqu’ils agissent dans des situations de travail, qualifiées de complexes et de dynamiques et en lien avec le vivant (Hoc & Amalberti, 1999 ; Mayen, 2016). Ce sera aussi l’occasion de présenter quelques orientations méthodologiques pour comprendre les apports d’un outil tel qu’un EVE, en particulier pour favoriser l’apprentissage de situations de travail complexes dans une perspective de développement durable.
 

 

 

 

 

 




Approche didactique d’une Question Socialement Vive Agronomique… appuis et obstacles à l’enseigner à produire autrement.

Nous vous proposons de découvrir (sur tel.archives-ouvertes.fr) la thèse présentée et soutenue le 30 novembre 2015 par Mme Nadia Cancian. Fichier PDF.

Le titre complet est : « Approche didactique d’une Question Socialement Vive Agronomique la réduction de l’usage des pesticides – modélisation du raisonnement agro-écologique et socioéconomique d’élèves et d’étudiants : appuis et obstacles à l’enseigner à produire autrement ».

C’est un document imposant mais riche, pour preuve les têtes de chapitres :

  • La question de la réduction de l‘usage des pesticides de synthèse dans l’agriculture et les paris en termes de formation (p 33).
  • Chapitre 1 : Approche socio historique de l’usage des pesticides et émergence du plan Ecophyto (p 55)
  • Chapitre 2 : La problématique agronomique de la réduction de l’usage des pesticides dans les systèmes de production grandes cultures (p 165)
  • Chapitre 3 : Enseigner-apprendre des controverses. Etat et contribution des recherches sur les questions socialement vives (p 237)
  • Chapitre 4. Partie 4I- L’analyse curriculaire des référentiels Bac pro CGEA et BTS APV (p 289)
  • Partie 4II : Conduire l’analyse des états de la controverse (p 367)
  • Partie 4III – La construction d’une situation éducative. La démarche de recueil des raisonnements agro-écologiques et socioéconomiques à partir d’une situation-problème (p 427)
  • Partie 4IV La définition des niveaux de complexité des raisonnements (p 471)
  • Partie 4V – Eléments de méthodologie pour analyser le corpus discursif (p 503)
  • Chapitre 5. Résultats et discussion (p 531)
  • Conclusion. (p 585)

Il est de bon ton de dire qu’il n’est pas facile de rapprocher la recherche en éducation et les praticiens… Ce document prouve le contraire, en apportant une masse d’informations et de réflexions, détaillées et contextualisées,  utiles à tout enseignant concerné par le plan « Enseigner à produire autrement ».

Et son approche ne demande au départ qu’une compétence : savoir lire…

 

 

 

 

 

 




Apprendre ensemble à partir de la diversité des lieux de stage

Dans la lignée de nos hypothèses de travail pour amener les élèves à mieux réussir les épreuves E5, E6, et E7 du bac pro CGEA, nous avons reconduit le dispositif toutes différentes toutes intéressantes (voir la saison 1).

Cette année l’idée était de pouvoir partager l’expérience avec de nouveaux collègues (3) en proposant une démarche de formation-action avec les élèves, Marion Diaz (Dialogue) et François Guerrier. Vous trouverez les témoignages des élèves sur l’action toutes différentes toutes intéressantes 2018 dans la vidéo que nous avons réalisée, avec le soutien de la Collectivité Eau du Bassin Rennais dans le cadre du projet de territoire de la Haute Rance.

Pour l’année 2017-2018, l’équipe mobilisée par l’action « Toutes différentes toutes intéressantes » se composait donc de Lydie Adam (zootechnie), Sandrine Poulet (agronomie), Evelyne Bohuon (biologie), Benoit Jamet (machinisme).

Nous avons mis en place une action de formation pour :

  • s’approprier les concepts et fondements sur lesquels se base le dispositif,
  • s’entrainer à la méthode d’animation et de questionnement inspirée du Gerdal (avec de temps d’analyse de vidéos),
  • planifier et revisiter le déroulé du dispositif,
  • repréciser les rôles de chacun,

L’objectif étant que les enseignants soient peu à peu autonomes dans l’animation de ce dispositif.

Les premiers retours marquent la réussite de l’action, avec quelques améliorations à apporter, notamment sur l’animation des deux premières séances. Là les élèves et les enseignants n’ont pas toujours su comment se positionner (attitude scolaire versus attitude professionnelle), mélange de timidité et peut être d’un manque de précisions concernant nos attentes.

Plus généralement, le fait de s’appuyer sur l’expérience de stage facilite l’engagement des élèves, chacun voulant savoir ce que son collègue a à dire. Cela permet aussi d’ouvrir un espace  d’échanges, car le fait que ce soit les élèves qui parlent de leur exploitation fait évoluer les rôles et la relation pédagogique. Ce n’est plus l’enseignant qui pilote (comme pour les visites). Là, nous parlons d’une ferme que seul l’élève connaît. Il ou elle se sent alors légitime pour s’exprimer, ils-elles osent plus et interagissent. Alors que lorsque les enseignants connaissent l’exploitation les élèves ne participent pas ou peu : « çà nous bloque »,  » ils [les enseignants] attendent des réponses précises à leurs questions » « on a peur de dire des bêtises ». Et sans doute aussi des moqueries des camarades !

Pour la rentrée prochaine nous pensons mettre l’accent sur l’apprentissage du questionnement pour mener l’enquête auprès des maîtres de stage, étaler les séances pour mieux rythmer la progression des élèves, montrer aux élèves l’intérêt de disposer de connaissances précises pour échanger, et faire en sorte que les élèves aient « plus de répondant [ndr plus de connaissances pour pouvoir engager un dialogue] » lors de la restitution, ce qui veux dire de mobiliser de la seconde à la terminale, mais aussi d’associer plus de maîtres de stage.

N’hésitez pas à nous mettre des commentaires sur la vidéo !

 




Interview de Sylvain Connac sur la coopération et l’innovation

En prolongement de la journée académique de l’innovation qui s’est déroulée à Besançon le mercredi 30 mai 2018 sur le thème de la coopération, nous vous proposons de découvrir une interview de Sylvain Connac, docteur en Sciences de l’Éducation, enseignant chercheur à l’Université Paul Valéry de Montpellier, réalisée par Canopé.

Il place de l’innovation pédagogique à trois niveaux : de nouvelles pratiques, un travail au niveau de l’établissement et un niveau individuel.
 

A retrouver sur le site du cardie

 

Ouvrage : La coopération entre élève

PDF : Apprendre avec les pédagogies coopératives