Une émission de la web radio de l’institut français de l’éducation sur l’agro-écologie dans l’enseignement agricole.

Kadecol est une émission de radio de l’IFé, diffusée sur internet et qui propose chaque mois trois émissions autour de l’éducation, sur des thèmes variés : recherche en éducation, actions de terrain, regards d’experts, actualités de l’Institut français de l’Éducation, sujets nationaux et internationaux…

Cette fois c’est l’enseignement agricole et plus particulièrement l’enseignement de la transition agroécologique qui est à l’honneur, avec Isabelle Gaborieau, cheffe de projet « pédagogie » à la Bergerie Nationale, et Patrick Mayen, professeur émérite en sciences de l’éducation.

Vous pouvez écouter cette émission sur le site Kadecol et aussi télécharger le fichier en mp3.

 

L’IFé a eu la bonne idée de proposer quelques ressources complémentaires :

– Les 12 messages clés pour enseigner la transition agro-écologique en Bac Pro CGEA en courtes vidéos (projet réalisé par cinq établissements dont la Bergerie Nationale et AgroSup Dijon)

– Mayen P., 2013, « Apprendre à produire autrement : quelques conséquences pour former à produire autrement », Pour, vol. 219, no. 3, pp. 247-270

– Gaborieau I. et Peltier C., 2016, « Regards croisés vers un enseignement agricole en 2040 », Pour, vol. 232, no. 4, pp. 131-146

– Gaborieau I., Peltier C. et Blanchard C., 2018, « Positionner des projets éducatifs dans l’enseignement agricole en lien avec la transition agro-écologique. Conception et expérimentation d’un outil », Pour, vol. 234-235, no. 2, pp. 171-181

– Gaborieau I. et Mayen P., 2018, « Étude comparée de deux pratiques enseignantes dans le cadre de l’accompagnement de la Transition agro-écologique », Éducations, vol. 2, no. 1

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Utiliser Engèle et mieux coopérer en classe pour une perspective agroécologique

Agir pour réduire l’impact environnemental : Apprendre autrement avec le simulateur pédagogique Engèle

Le simulateur pédagogique Engèle s’appuie sur des données scientifiques. Il permet d’appréhender des processus complexes à plusieurs échelles. Il invite à la coopération, à la mise en question et en débat, et fait mieux apprendre en transformant la relation pédagogique.

A l’occasion des journées finales du RMT Elevage et environnement et de la sortie de l’ouvrage  » Pratiques d’élevage et environnement Mesurer, évaluer, agir ; Sandrine Espagnol (coordination éditoriale), Jean-Yves Dourmad (coordination éditoriale), Coline Brame (coordination éditoriale) », nous sommes retournés voire Lise Emeraud, enseignante en zootechnie au lycée Théodore Monod pour recueillir son point de vue, mais également celui de ses élèves.

Pour en savoir plus: nous vous invitons à consulter les vidéos des témoignages https://youtu.be/MNh29PR3Hes  et   https://youtu.be/SUwdBjpAwEE

ainsi que le témoignage en ligne https://pollen.chlorofil.fr/toutes-les-innovations/monparam/2470/

François Guerrier, AGROCAMPUS-OUEST

Novembre 2019




Les ENA, Établissements Nationaux d’Appui, qui sont-ils ?, avec quelles compétences ?

Dans le cadre du plan Enseigner à Produire Autrement, les établissements nationaux d’appui à l’enseignement agricole ont produit une petite plaquette qui présente leurs coordonnées, leurs compétences et leurs activités dans le cadre de ce plan.

Au nombre de 5, les établissements nationaux d’appui mettent en œuvre des actions thématiques prioritaires définies chaque année par la DGER en fonction des besoins des politiques publiques, de la remontée des EPLEFPA et du niveau régional au travers des SRFD.
D’autres actions dites structurelles sont mises en œuvre pour répondre à certains actes prévus par la réglementation (organisation des examens, dispositifs capacitaires) ou d’appui à l’ingénierie pédagogique (rénovation de diplômes, délivrance par unités capitalisables…) ou encore nécessaires au fonctionnement des établissements d’enseignement technique agricole.

Une présentation qui complète les pages déjà existantes sur Pollen :

Accompagner les innovations et les expérimentations pédagogiques. Les services des établissements d’appui.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Un guide « par et pour le référent Enseigner à Produire Autrement ».

Les référents « Enseigner à Produire Autrement » ont contribué, durant quatre années, au déploiement du premier plan Enseigner à Produire Autrement. A l’issue de ces quatre ans, le collectif des différentes institutions du Dispositif National d’Appui qui a suivi et animé le groupe des référents a organisé une capitalisation d’expériences vécues par ces référents (ENSFEA pilote, Agrosup Dijon, SupagroFlorac, CEZ Rambouillet, AgroCampus Ouest et collectif Réso’them). L’objectif de cette capitalisation est double : dresser un bilan, même non exhaustif, des actions menées et expériences vécues par les référents et extraire, de cette analyse, des enseignements dans la perspective du second plan Enseigner à Produire Autrement.

Cela prend la forme d’un « Guide par et pour le référent Enseigner à Produire Autrement » organisé en quatre chapitres donnant chacun à voir un angle d’analyse particulier des actions menées par les référents.

  • Chapitre 1 : Pilotage et organisation de l’activité des référents régionaux.
  • Chapitre 2 : Rôle des référents dans la mobilisation des exploitations agricoles et ateliers technologiques pour enseigner la transition agroécologique
  • Chapitre 3 : La fonction pédagogique des référents EPA
  • Chapitre 4 : Rôle et impacts des référents EPA dans les projets de transition agroécologique multi-partenariaux dans les territoires

Ce guide est à télécharger sur chlorofil.fr

De nombreux témoignages d’établissements engagés dans ce plan Enseigner à produire autrement sont à consulter sur Pollen :

L’instruction au sosie ou comment décrypter une situation professionnelle. Lycée Agricole du Mans.
Concevoir et implanter un verger maraîcher au sein du territoire. EPLEFPA des Flandres
Comment enseigner avec un CASDAR ? Exemple en BTSA ACSE par apprentissage avec le CASDAR Luz’Co à l’EPLEFPA de Cibeins.
Accompagnement et amélioration itérative d’une étude de cas « Gestion de la haie » en BTSA à Melle.
Valoriser les stages des Bac pro CGEA et des BTS Acse sur l’exploitation agricole du lycée de Fontaines
Au lycée agricole Edgard Pisani, en Haute-Marne, une progression pédagogique qui interroge les systèmes polyculture-élevage.
L’agro-foresterie : un projet fédérateur au sein de l’EFPLPEA Georges Pompidou à Aurillac
Un MIL sur l’acceptabilité sociétale d’une installation avicole, au lycée du Mans.
Enseigner le sol autrement à l’EPLEFPA de la Baie de Mont Saint Michel
Au Lycée du Valentin, des élèves et des enseignants associés à l’évolution de l’exploitation, pour une pédagogie collaborative.
En Normandie, l’enseignement agricole dynamise ses partenariats pour mieux enseigner à produire autrement.

Et bien d’autres choses, en utilisant la recherche plein texte, par région ou par critères.

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Un colloque international pluridisciplinaire les 3 et 4 décembre à l’ENSFEA : Changement et professionnalisation.

Plus que quelques jours pour vous inscrire au colloque « Changement et professionnalisation », organisé les 3 et 4 décembre 2019 à l’ENSFEA de Toulouse.

Ce colloque portera sur le thème de la professionnalisation des métiers et l’accompagnement au changement dans les sphères professionnelles.

Différents axes structureront les communications du colloque ainsi que les ateliers :
– Territoires : accompagner le changement en professionnalisant les acteurs
– Agro-écologie : changer pour produire autrement, une question de professionnalisation
– Changer pour enseigner autrement : une question de professionnalisation
– Les liens formation-recherche : facteurs de professionnalisation

Pour les inscriptions : inscription en ligne

 

Pour plus d’informations, rendez-vous sur le site internet du colloque

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Comment enseigner avec un CASDAR ? Exemple en BTSA ACSE par apprentissage avec le CASDAR Luz’Co à l’EPLEFPA de Cibeins.

L’EPL s’est engagé dans un CASDAR (Luz’Co) avec une commande de livrable = un scénario pédagogique autour du thème du CASDAR (Luzerne en collectif).
Brigitte RINGEVAL, représentant l’EPL au sein du CASDAR et intégrée dans le dispositif des référents agroécologiques, et à ce titre ayant bénéficié des premiers regroupements et formations à l’enseigner autrement à produire autrement, en a saisi l’enjeu : comment enseigner avec le CASDAR Luz’Co ?
C’est alors posée la question d’un livrable sous la forme d’un enseignable (voir la vidéo ci-dessous)

Brigitte RINGEVAL a donc travaillé à l’élaboration d’un scénario pédagogique pour des BTS ACSE par apprentissage en suivant une démarche croisant les apports de la didactique professionnelle, des pédagogies constructivistes et de la didactique du développement durable. Les savoirs en jeu ont été identifiés et construits au départ de l’activité par l’équipe enseignante, mobilisés ensuite avec les apprenants et tracés tout au long de l’activité. Les étudiants ont été mis en enquête auprès d’acteurs du territoire et ont élaboré un diagnostic et des hypothèses de solution présentés aux acteurs du territoire.
Une des originalités du travail est qu’il s’agissait de comprendre un échec pour en dégager les conditions d’une réussite. Ce travail à partir d’une question territoriale à potentiel problématique a donné lieu à une activité pluridisciplinaire étalée sur 10 jours.

Pour ce travail, Brigitte RINGEVAL a été accompagnée par Christian PELTIER de la Bergerie Nationale. Les appuis se réalisaient par téléphone et en présentiel.

Pour découvrir en détail cette scénarisation pédagogique

 

Dans cette vidéo deux Inspecteurs d’enseignement agricole expliquent l’intérêt des CASDAR, RMT… pour l’enseignement, et précisent la distinction entre LIVRABLES et ENSEIGNABLES, pour renforcer les apprentissages sur les questions de transition agro-écologique.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Travailler sur les ressources communes à partir de l’animation d’un groupe de développement (TDTI) ?

L’innovation pédagogique autour du dispositif « toutes différentes, toutes intéressantes »  se poursuit à Caulnes dans le cadre d’une saison 3 !

Ce dispositif qui comprend plusieurs étapes, a comme objectifs de développer les interactions langagières et de faire de la place aux élèves (et à la parole des élèves), en les entrainant au questionnement, mais également  à raisonner, à s’écouter, à argumenter, etc … à partir de leur situations propres.

Aussi, le principe est de produire de la connaissance à partir des questions (préoccupations, problématiques…) qu’ils et elles se posent avec leurs maîtres de stage, de donner à voir la variété des pistes de solutions possibles, puis d’en retenir une pour l’explorer en détail. Il s’agit alors de traiter les différentes sous questions que ne manque pas de poser la solution retenue, ce qui invite à examiner les conséquences des choix des pratiques.

Comme chaque année, nous nous apercevons que ce travail fait évoluer les relations entre élèves, et entre les jeunes et les adultes. Les situations évoquées apportent des problèmes très concrets qui touchent directement les apprenants car quand il n’est pas question de leur exploitation de stage, il est question de celle de leur camarade. Aussi, il devient important de se construire des références et d’aborder les différentes facettes d’un problème : économique, technique, biologique, physique, mathématique, agronomique, ou encore culturel.

Cette année, avec leurs enseignants les élèves de première CGEA ont décidé de se concentrer sur une solution de réduction du coût alimentaire en développant la couverture permanente des sols et d’évaluer les impacts sur les plans économiques, de la faisabilité technique, mais également sur les conséquences des choix sur la ressource commune eau en travaillant particulièrement les différentes échelles (les parcelles, l’exploitation, le territoire et l’environnement). Le travail d’analyse et d’exploration fait, elles et ils ont échangé sur leur projet avec les élèves de seconde pro.

Dans la vidéo suivante, les élèves présentent leur travail et donnent à voir un peu de leurs échanges

 

Un bilan est prévu dans un prochain témoignage à paraître pour pointer les points de vigilance et les effets constatés par les enseignants, qui  » ne courent plus après eux pour avoir les rapports de stage… »

François Guerrier AGROCAMPUS-OUEST

Benoît Jamet, Evelyne Bohuon et Sandrine Poulet EPLEFPA de Caulnes

Pour en savoir plus sur ce dispositif : francois.guerrier@agrocampus-ouets.fr, evelyne.bohuon@educagri.fr et les différents témoignages dans pollen ! 

TDTI est un dispositif développé dans le cadre des expérimentations pédagogiques et du dispositif EPA de la région Bretagne




Innover pour enseigner la transition agroécologie : le séminaire Pépiéta

Les 8, 9 et 10 octobre, une délégation d’enseignants et formateurs des 15 établissements engagés en équipe pluridisciplinaire dans la recherche-action Pépiéta CGEA se sont retrouvés à la Bergerie Nationale à Rambouillet pour échanger sur les actions qu’ils et elles conduisent pour que leurs élèves et apprentis puissent acquérir les capacités nécessaires à réussir dans le cadre de la transition agroécologique. Ce séminaire de travail était aussi l’occasion de tirer un certain nombre d’enseignements pour conforter certaines pratiques et apporter des pistes de réflexion aux équipes qui mettent en œuvre la réforme du Bac Pro CGEA.

Ainsi, durant deux journées, 24 personnes ont planché dans le cadre d’ateliers pour confronter leur pratiques et s’approprier des repères pour :

  • apprendre aux élèves/apprentis à questionner et se questionner,
  • oser aborder la transition agroécologique,
  • exploiter les potentiels de développements d’une situation d’apprentissage,
  • apprendre à raisonner des transitions agroécologiques en articulant différentes échelles.

 

Ces établissements, engagés dans la recherche-action Pepieta, sont accompagnés par les équipes d’appui à l’enseignement agricole d’AGROCAMPUS-OUEST, Agrosup-Dijon, la Bergerie Nationale, l’ENSFEA et Momptellier Supagro (Institut de Florac).

 

 

Des points d’appuis pour mettre en œuvre le Bac Pro CGEA

Ils ont également proposé des témoignages de leurs projets sous la forme de posters et d’interventions débat, et ils et elles ont pu proposer quelques recommandations pour repenser leur formation et sa progression et mettre en œuvre la réforme, comme par exemple l’intérêt :

  • d’effectuer une lecture collective du référentiel pour que chacun y trouve sa place et développer une culture partagée ;
  • de travailler en commun les matières techniques et générales et prévoir le temps nécessaire pour permettre aux apprenants d’accéder au sens des apprentissages ;
  • de penser l’organisation et la progression pédagogique de la formation en impliquant la direction et toute l’équipe pédagogique et de prévoir des temps réguliers de régulation entre membres de l’équipe et avec les apprenants ;
  • de construire une progression sur les 3 années  en mobilisant des outils d’analyse de plus en plus complexe au fil de la formation ;
  • de repositionner la transition agroécologique dans une approche globale historique, économique et politique
  • de s’appuyer sur des systèmes variés pour appréhender le fonctionnement d’une entreprise agricole dans son territoire et comprendre les enjeux de transition agroécologiques et les différentes échelles imbriquées d’intervention ;
  • mise en situation concrètes des élèves pour élargir leur champ de références et pour leur permettre d’éprouver par l’expérience les savoirs et savoir-faire ;
  • anticiper et piloter les interventions conduites dans le cadre de mise en situations concrètes des élèves (définition en amont des objectifs de formation puis retour sur les activités concrètes réalisées en lien avec ces objectifs) ;
  • la nécessité d’inclure les maitres de stages et maitres d’apprentissage dans cette formation rénovée ;

Les apports du comité scientifique

Parmi plusieurs apports appréciés du collectif des enseignants et formateurs à la manette, le comité scientifique, composé de Patrick Mayen et Fanny Chrétien, a mis en exergue certains points relevés pendant le séminaire.

Dans sa communication Fanny Chrétien a ainsi noté l’importance des savoirs fondamentaux, d’ordonner différentes modalités pédagogiques, d’agencer finement les compétences développées par les équipes pour appréhender l’agroécosystème en lien avec les pratiques agricoles, de travailler les représentations sociales des apprenants qui sont percutés de plein fouet par les enjeux de durabilité et par ce qu’implique l’évolution vers un nouveau métier d’agriculteur agroécologue pour inviter à une réflexion sur  l’autonomie comme un bien commun.

Patrick Mayen a quant à lui mis l’accent sur  l’évolution du contexte et des enjeux depuis le lancement du plan Enseigner à produire autrement en 2014 . Il a également salué l’ampleur du travail réalisé par les équipes Pepieta qui a permis de redécouvrir les atouts de l’enseignement agricole et son potentiel de développement. Il a souligné la dimension opératoire de la notion de ressources communes pour la formation, l’importance de développer des stratégies d’apprentissage pour développer la capacité de penser, de raisonner, de réfléchir indispensable en tant qu’agriculteur mais aussi de citoyen et à insister sur le rôle du langage pour développer la pensée et cela au-delà des enjeux liés à la transition agro-écologique.

Les intervenants ont  également mentionné l’ouvrage « VALORISER LE POTENTIEL D’APPRENTISSAGE DES EXPÉRIENCES PROFESSIONNELLES : Repères, démarches et outils pour accompagner l’apprenant en formation par alternance…  » coordonné par Armelle Lainé et Patrick Mayen  à paraitre prochainement dans la collection praxis d’Educagri Edition

De nombreuses ressources à disposition

Plusieurs ressources ont également pu être échangées :

Toutes sont accessibles sur le site Chlorofil, avec en plus des témoignages et vidéos des expérimentations pédagogiques Pepieta  publiées dans Pollen.

Le point avec le comité de pilotage de la DGER

Enfin, le comité de pilotage de la DGER invité à participé à la clôture du séminaire le  9  octobre  matin a particulièrement apprécié la dynamique à l’œuvre, l’ensemble des productions et des retours constructifs que les équipes ont pu fait (importance du temps, de la continuité des actions, …) et des ressources produites.

Enfin, le comité de pilotage de la DGER invité à participé à la clôture du séminaire le  9  octobre  matin a particulièrement apprécié la dynamique à l’œuvre, l’ensemble des productions et des retours constructifs que les équipes ont pu fait (importance du temps, de la continuité des actions, …) et des ressources produites. Le début de valorisation de cette action va être poursuivi sur 2020.

Nous tenons à remercier les participants à ces journées et les 15 établissements qui ont participé à cette action ainsi que les chargés de mission des 5 établissements Nationaux d’Appui qui ont encouragé et accompagnés les équipes dans la réalisation de leur projets et organisé et animé ce séminaire.

 

Béatrice Degrange Agrosup-Dijon

François Guerrier Agrocampus-Ouest

 

 

 




Cours, stages, exploitation du lycée: les BTS APV du lycée agro-environnemental d’Arras catalysent le partage de données pour l’agroécologie.

Les jeunes peuvent-ils être moteurs, actifs et heureux de prendre part à la transition agroécologique ? Oui, à condition de poser un cadre flexible, de s’autoriser des erreurs (aussi bien côté étudiant que côté équipe pédagogique), de leur laisser l’espace pour proposer et de toujours se souvenir que l’apprentissage du savoir-être est aussi important que l’intégration de connaissances.

A Arras, une réponse originale qui combine :

  • Un spécialiste des outils collaboratifs en ligne, qui croit à fond à l’agroécologie – ici Nicolas Minary, créateur de l’application Landfiles
  • Un passionné de sols vivants, qui est toujours au contact des agriculteurs – ici Baptise Maître, créateur de Ver des Sols Vivants
  • Un contexte agricole: la ferme du lycée, et des essais qui sont en lien avec des thèmes clé de l’agroécologie, ici la pomme de terre en AC. Ah oui, des sols vivants, en en cours de régénération.
  • Une équipe pédagogique ouverte à l’innovation, qui autorisent une flexibilité de l’emploi du temps et des programmes, dans cet exemple Charlotte Grare (enseignante en agronomie), Etienne Toussaint (directeur de l’exploitation)
  • Le tout « connecté » et « organisé » en un écosystème qui communique et cela nécessite de poser des bases de savoir-être et un cadre flexible pour que chacun puisse développer ses talents. Opaline Lysiak (projet Les Agron’Hommes) a impulsé cela et propose de maintenir cet écosystème.
Découvrez la description complète de cette action !

 

Ci- dessous, la vidéo de présentation de l’application Landfiles.

Et sur le site lesagronhommes.com l’usage de Landfiles par des étudiants pendant leur stage d’été.

Ce témoignage proposé par Opaline Lysiak est une étape de son « Tour du Monde pour Enseigner l’Agroécologie », exploration des écoles d’agronomie, en Pologne, en Inde, au Japon, au Québec, au Danemark, à retrouver sur Pollen à la page Tour du monde Agro-écologie.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Instituer l’analyse d’une situation de travail à partir d’une photo significative pour son auteur

Le stage sur la ferme est une activité appréciée des élèves. Un système d’évaluation avait été mis en place plusieurs année auparavant, mais il avait tendance à s’essouffler car sans lien réel avec le reste de l’enseignement. Au final les élèves y allaient en touriste.

Par ailleurs, faisant face à une montée de comportements conflictuels en Bac Pro CGEA notamment, nous avons engagé avec la DRAAF/SRFD Bretagne et dans le cadre du DNA* une réflexion collective pour revisiter certaines de nos pratiques pédagogiques dans une perspective d’ancrochage. Il s’agit pour nous de :

  • rendre plus explicites certaines de nos intentions pédagogiques,
  • à redonner de la visibilité et de la lisibilité au cadre de travail (relations, stabilité et cohérence entre climat éducatif et d’apprentissage),
  • donner plus de place aux élèves dans leurs apprentissages (être vigilant à ne pas penser à leur place !),
  • donner plus de sens aux activités pédagogiques en associant régulièrement les élèves aux processus d’évaluation (individuel, groupe, pratiques professionnelles, système d’exploitation, etc…), tout en accompagnant les relations avec les objectifs du référentiels (évaluation des capacités),
  • … et appliquer ces quelques principes aux relations entre adultes.

En résumé : comment (re)créer les conditions de la confiance, intéresser et combattre l’ennui, renforcer et développer les solidarités.

Dans cette perspective, et pour redonner de la valeur à l’activité stage ferme aux yeux des élèves et des personnels de l’exploitation, et des enseignants, nous avons revisité cette pratique.

Le moteur de l’activité s’appuie sur l’engagement et le travail des élèves pendant ce stage pour en faire une activité où l’on va apporter au collectif de la classe une situation professionnelle qui sera analysée, et où l’on va évaluer simultanément la situation professionnelle et les actions mises en œuvre pour la maîtriser.

Cela fait maintenant quelques mois que nous fonctionnons ainsi, et nous avons pu constater un plus grand intérêt pour le stage ferme, du côté des élèves, des salariés d’exploitation et de la classe.

Pour en savoir un peu plus sur les modalités pratiques, nous vous invitions à consulter le témoignage en ligne mafermedebrehoulou

Frédéric Mouchy/Joêl Dagorn (EPLEFPA de Bréhoulou)

François Guerrier (Agrocampus-Ouest)

 

DNA : Dispostif National d’Appui de la Direction Général de l’Enseignement et de la Recherche. L’action Ancrochage est portée par le BVIE (Bureau de la vie scolaire, étudiante et de l’insertion).