Un travail de recherche sur la motivations et les choix d’orientation en lycée agricole, le cas de la filière agroéquipement.

Ghislain Favergeat est enseignant en agro-équipements au Campus AGRONOVA Montbrison-Précieux, dans la Loire.
Dans le cadre d’un Master 2 à l’Université Jean Monnet de Saint Etienne, il s’est penché sur les déterminants du choix d’orientation des jeunes issus de baccalauréat professionnel.
Ce Master de recherche dans le domaine des Sciences de l’Education lui a permis de rédiger un mémoire ayant pour titre : Motivations et choix d’orientation en lycée agricole. Le cas de la filière agroéquipement.
Il accepte pour Pollen de présenter ses travaux d’étude, de partager des concepts en prenant soin de relier la théorie à sa pratique quotidienne d’enseignant.

Vous trouverez dans l’animation « Genial.ly » ci-dessous une interview qui revient sur les principaux concepts mobilisés dans cette recherche, comme l’autonomie, la motivation, le sentiment d’efficacité personnel, la vocation, l’évaluation cognitive… et leur importance dans une pratique enseignante. En plus des vidéos, vous trouverez quelques QCM, des résumés, une bibliographie…

Bonne découverte !

 




La MLDS de la Vienne organise une journée pour présenter la démarche et les outils de l’ancrochage

Comment lutter plus efficacement contre le décrochage scolaire ? Sur quels leviers agir en établissement ? Quelles stratégies individuelles et collectives développer pour créer les conditions de la réussite des élèves ? Comment être vigilant à ne pas ajouter de difficultés à l’apprentissage ?

Ces questions ont pu être débattues lors d’une journée de formation organisée par la mission de lutte contre le décrochage (MLDS) de la Vienne à Poitiers le 7 février 2019 en destination des référents « lutte contre le décrochage scolaire » du département. Là,  35 Lycées professionnels et généraux, mais également collèges étaient représentés par 70 référents.

Pour animer cette journée, Laurent Scheithauer (IEN chargé de l’information et de l’orientation) et Isabelle Hérault (coordonatrice de la MLDS) avaient convié quelques acteurs de la recherche-action ancrochagne pour faire part de leurs résultats, et pour échanger sur ce que les établissements d’enseignement agricole mettent en œuvre pour faire réussir leurs apprenants.

L’intention était de sensibiliser les équipes au fait de valoriser et de renforcer ce qui est fait pour faire réussir, mais également de réfléchir aux pratiques individuelles et collectives porteuses de décrochage. Par exemple à l’occasion de situations pédagogiques, d’évaluations, de conseils de classe, dans les relations avec les jeunes mais également entre adultes, dans la cohérence entre les actes et les valeurs affichées, etc…

Autrement dit, comment aider à construire un état d’esprit, une compétence collective en établissement pour

  • s’attacher à faire accrocher les apprenants en leur proposant différentes occasions d’ancrage,
  • miser sur la prévention plus que sur le seul traitement du décrochage (qui propose le plus souvent d’externaliser les difficultés),
  • considérer les relations réciproques entre gestion de classe et apprentissages (un élève qui apprend est rarement perturbateur),
  • porter un regard analytique sur ce qui objectivement produit de l’engagement dans les apprentissages afin de mettre à distance ce qui tout aussi objectivement produit du décrochage (par exemple des repères, de la stabilité, etc…) !

Cette journée a donc permis de valoriser les travaux et les outils créés par les équipes de la recherche-action ancrochage, et partager certains points clés :

  1. L’importance de créer des situations d’apprentissages mettant en jeu les processus d’apprentissage, d’autonomisation et de socialisation,
  2. Jouer sur les effets de réciprocité entre ce qui se joue entre apprenants, apprenants et enseignants et formateurs, mais également entre adultes, avec les personnels de direction, etc…,
  3. La distinction de plusieurs échelles d’intervention, entre ce sur quoi nous avons prise individuellement, et ce sur quoi agir avec les collègues, au niveau de la classe ou de l’établissement,
  4. valoriser ce qui ce fait, ce qui existe pour en développer le potentiel,
  5. apporter du cadre et de la stabilité pour éviter de réinventer sans cesse, source de stress pour les personnes et pour les organisations,
  6. prendre le temps de travailler la cohérence des actes du quotidien avec ce que l’on essaye de développer avec les apprenants: respect, écoute, accueil, apprentissage, évaluation, confiance, estime et considération, etc….
  7. s’attacher à regarder ce sur quoi l’on a prise, à développer son pouvoir d’agir pour faire ancrocher en formulant collectivement les problèmes de façon à pouvoir les appréhender ! Par exemple : Considérons-nous le décrochage comme résultant des difficultés scolaires (les élèves n’ayant pas le niveau, ils vont décrocher) ? Où nous interrogeons-nous sur la possibilité de l’engagement des élèves en tenant compte de leurs difficultés (intéresser en les prenant là où ils sont tout en permettant à chacun de se développer ?) ? En fonction de la façon dont la communauté éducative se situera, elle se considéra agissante sur un périmètre plus ou moins important. L’interpellation s’adresse bien sur ici autant aux personnes et au collectif en établissement qu’au système. Chacun comprendra aisément que les capacités d’actions auront un effet de levier différent selon que les classes comptent 35 où 24 élèves, que l’établissement est dégradé où agréable à vivre, que la restauration est qualitative où indigeste, que les personnels peuvent régulièrement se former et participer à des projets d’amélioration, qu’il y a de la disponibilité pour écouter, réguler, etc, etc….

Les référents ont également pointé quelques pistes pour lutter contre le décrochage et développer les dynamiques d’ancrochage :

 

 

Ci-après nous vous trouverez en 3 minutes le témoignage de 4 collègues qui se sont prêtés au jeu de l’interview. Merci à eux, et à Sébastien Guérineau (directeur adjoint du Lycée de Kyoto-Poitiers) pour leur participation.

Estelle Veuillerot, AgroSup-Dijon Eduter, et François Guerrier, AGROCAMPUS-OUEST

 




A Avize, la création d’un portfolio numérique pour organiser des ressources documentaires

Suite à la participation à une réunion d’échanges portant sur l’expérimentation d’un portfolio numérique, Christelle MOUY, enseignante en français au Lycée d’Avize, décide de se lancer dans l’expérience en testant cette pratique avec ses élèves de BTS LMD (Licence Maîtrise Doctorat). Son objectif : Remplacer le dossier documentaire de français version papier par un portfolio numérique pour mettre en commun et analyser des ressources.

Voir la description complète.

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Accompagner les apprenants pour leur permettre une bonne orientation professionnelle

La réussite scolaire et le devenir professionnel des jeunes sont au cœur des préoccupations de l’enseignement agricole. Cette volonté de la réussite de toutes et tous se décline notamment à travers l’orientation et l’accompagnement des jeunes tout au long de leur parcours de formation.

Partant du constat que les élèves réussissent mieux s’ils sont en mesure de se projeter, de donner du sens à leur formation et de disposer de ressources pour faire leur choix d’orientation, le réseau national insertion égalité, dans la continuité de ses actions pédagogiques est actuellement engagé dans deux projets :

Ces deux actions s’appuient sur des pratiques déjà expérimentées et proposent un travail qui associe :

  • un état des lieux des outils et des dispositifs utilisés par les établissements,
  • un diagnostic du ressenti des acteurs (apprenant-es, parents et équipe éducative),
  • la mise en place d’actions spécifiques.

Le temps d’enquête et d’analyse est particulièrement utile pour objectiver les pratiques d’accompagnement mais aussi les besoins des apprenants, afin de sortir des discours parfois convenus et de passer à la réalisation d’action novatrices pour les établissements concernés. Certaines actions, en cours de formalisation, seront prochainement diffusées sur Pollen.

Un concours européen de réalisation de courtes vidéos sur le thème de la représentation des métiers, a été organisé (accéder aux productions des élèves ). Ce travail permet à la fois de rendre de mutualiser la vision qu’ont les apprenant-es de leur métier futur, et de les amener à développer les compétences nécessaires pour faire de bons choix d’orientation. Toute équipe désirant travailler sur la représentation des métiers avec ses classes dispose ainsi d’une banque de 200 vidéos sur 35 secteurs d’activités.

Pour 2013-2015, 25 établissements issus de 14 régions françaises sont impliquées à différents niveaux dans ces 2 projets qui soutiennent des dynamiques régionales ou interrégionales : Aquitaine, Basse Normandie, Bourgogne, Bretagne, Centre, Champagne Ardenne, Corse, Guadeloupe, Il de France, Languedoc Roussillon, Lorraine, Pays de la Loire, PACA et Poitou-Charentes).

Pour encourager la diffusion des outils et ressources, partager et améliorer les pratiques d’accompagnement en établissements, un séminaire ouvert aux établissements engagés dans TOI et GAIA, mais aussi plus largement aux établissements d’enseignement et de formation agricoles se tiendra le 29 septembre 2015 à l’École Nationale Vétérinaire d’Alfort.

Pour s’inscrire à ce séminaire, nous vous invitons à renseigner le formulaire d’inscription en ligne avant le 15 septembre 2015 (les frais de déplacement et le repas de midi sont à la charge des participants non engagés dans un des deux projets TOI ou GAIA). Ls inscriptions seront validées dans la limite des places disponibles.

Si vous souhaitez en savoir plus sur ces actions, nous vous invitons à visiter le site internet de TOI-GAIA ou contacter le réseau national insertion-égalité.

 

Anne Giraudel
Co-animation du réseau - BVIE/POFE/DGER 
Ministère de l'agriculture et de l'agroalimentaire et de la forêt
CFPPA
Route de la Roche
79500 MELLE
Tél : 05 49 27 59 48
Mail : anne.giraudel@educagri.fr

 

 

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Le blaireau pour apprendre la nature.

L’enseignement d’exploration d’éducation à l’environnement (EATDD) au programme cette année de la classe de seconde GT du lycée Henri Queuille de Neuvic a mis en lumière un animal encore méconnu de nos campagnes, le blaireau.

Le blaireau est une espèce sauvage qui a souffert de la lutte contre la rage dans les années 70 à 80 et qui est aujourd’hui chassée pour juguler les dégâts sur les cultures ou sur les infrastructures et les risques d’épidémie. Pour ses détracteurs, cette espèce sauvage doit rester à l’écart de l’homme pour ne pas entraver ses activités, c’est un nuisible qu’il faut réguler. Cette posture qui consiste à opposer la nature et l’homme mérite d’être questionnée surtout chez des élèves qui se destinent à travailler dans la nature.

 

Lire la description complète de cette action…

 

 

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