Comment accompagner les élèves dans leurs apprentissages professionnels dans les ateliers technologiques ?

Le LEA ENILVEA porte sur la place et le rôle des ateliers technologiques dans les dispositifs de formation professionnelle et dans les apprentissages et les parcours des apprenants.

Une première dimension porte sur la mise sous observation des usages pédagogiques actuels des ateliers. L ’équipe de chercheur a observé et filmé plusieurs demi-journées de mise en situation des élèves dans les différents ateliers et réalisé des entretiens avec des élèves, des « moniteurs » et le directeur des ateliers. Elle a proposé une première « modélisation » du regard des élèves sur ces mises en situation, ainsi qu’une typologie de différentes modalités d’intervention pédagogique dans les ateliers.

Une deuxième dimension porte sur l’expérimentation d’actions et d’outils visant des évolutions de ces usages. La mise en œuvre d’un outil d’(auto)-évaluation des apprentissages a montré qu’elle s’avérait difficilement utilisable en l’état lors des mises en situation dans les ateliers et lors de séances de préparation et de débriefing de ces mises en situation. Elle a conduit à l’élaboration d’un outil complémentaire d’aide à l’explicitation du vécu en atelier, qui sera expérimenté cette année.

Jean-François Métral

Plus d’informations :

https://eduter-recherche.fr/comment-accompagner-les-eleves-dans-leurs-apprentissages-professionnels-dans-les-ateliers-technologiques/

http://ife.ens-lyon.fr/lea/le-reseau/les-differents-lea/enilvea

http://www.enilv74.org/




Pilotage pédagogique des filières BTSA et professionnalisation des étudiants au LEGTA Françoise Rabelais, en Lozère.

A partir de divers constats (contexte sociétal, évolution des publics, certification par capacités) opérés en BTS ACSE et GPN, le LEGTA François Rabelais s’est engagé en 2017 dans une expérimentation pédagogique, avec le soutien de la DRAAF SRFD Occitanie.

Cette expérimentation a pour objet l’évolution du pilotage pédagogique des filières BTSA et pour finalité l’élévation du niveau de professionnalisation des étudiants.

Ce projet a permis un autre rapport équipe pédagogique/apprenants, davantage d’autonomie, de responsabilité, de confiance (apprenants et équipe) et bien sûr une meilleure réussite des apprenants, notamment des plus faibles.

Cette expérimentation exploite le potentiel des capacités en tant que moteur de la pédagogie et montre un bel exemple de pratiques pédagogiques construites collectivement à partir du cadre proposé par les nouveaux référentiels, mais aussi en prenant en compte les caractéristiques et les attentes des apprenants.

Découvrir en détail cette démarche d’expérimentation pédagogique

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Une journée de réflexion autour du projet LumoS « Lumière sur la Solidarité » à l’EPLEFPA de la Haute-Somme.

Le  projet LumoS – Lumière sur la Solidarité – porté par l’établissement de la Haute-Somme, en lien avec l’Institut Godin (centre de transfert en pratiques solidaires et innovation sociale) cherche à comprendre comment rendre les initiatives solidaires de l’établissement moteurs de l’innovation pédagogique et du développement des territoires.

Après une année et demi de mise en œuvre, cette présentation est l’occasion de revenir sur l’histoire de ce projet, la démarche LumoS, de présenter et d’interroger quelques initiatives pédagogiques.

 

Retrouvez ici l’intégrale de la présentation du projet LumoS. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




La pédagogie expérimentale dans la dynamique SAGER au Lycée de Fouesnant Bréhoulou (29)

Cheffe de projets de partenariat pour l’EPLEFPA de Brehoulou (29), Amélie Tagliaferro nous présente l’action SAGER dont elle coordonne l’animation.

Plus qu’un projet, SAGER est une dynamique née de problématiques territoriale rencontrées par les aquaculteurs, sur des enjeux  de qualité d’eau, mais aussi depuis quelques années de quantité d’eau du fait de périodes d’étiage plus longes et plus basses. Cette préoccupation amène à imaginer, construire et tester de nouveaux systèmes, plus résilients et moins gourmands en ressources (eau, énergie, matériaux).

Dans le cadre de cette dynamique qui s’inscrit pleinement dans le plan EPA2, la serre Medusa est actuellement en cours de finition. Si sa conception et et sa construction associe déjà les élèves et étudiants, l’enjeu est surtout de pouvoir accueillir et accompagner des porteurs de projets dans des expérimentations concrètes et produire des références étayées et fiables avant de lancer la production à taille réelle.

Pour les apprenants du Lycée, dans le contexte de transition vers l’aqua-écologie, l’enjeu est au moins triple :

  • Il s’agit d’apprendre et de développer ses capacités en testant et en expérimentant pour éprouver ses connaissances en action, et apprendre à agir en situation professionnelle,
  • C’est également de vivre « l’expérience de l’expérimentation » comme une situation professionnelle au même titre que d’autres ; En y prenant plaisir, c’est une façon de construire ses capacités à faire évoluer ses conceptions pour innover et s’adapter en fonction des situations,
  • Dans l’action de travail, c’est enfin l’occasion de permettre du dialogue en inter filière entre les mondes professionnels aquacoles et agricoles qui sont concernés par la ressource « eau ».

En attendant que les élèves finalisent les travaux de gros œuvre de la serre avec leur enseignants, l’heure est à la recherche de partenariats pour équiper la serre Medusa et accueillir les premiers porteurs de projets qui attendent de pouvoir lancer leurs expérimentations. Pour en savoir plus, nous vous invitons à écouter le reportage consacré à la présentation de la dynamique et de l’équipement présent sur le site : lien vers la vidéo de présentation de la dynamique par Amélie Tagliaferro :

François Guerrier, Agrocampus-Ouest

Amélie Tagliaferro, EPLEFPA de Fouesnant-Bréhoulou (29)

janvier 2020




Apprendre à questionner et à analyser le travail pour expliciter sa « SPV » au Lycée de Sées (61)

Comment amener les étudiant-es de BTSA GPN à s’approprier l’épreuve E7 et à se faire une bonne idée de ce qui est attendu à l’examen ? Comment leur permettre d’être plus à l’aise avec cette épreuve et limiter les phénomènes de stress ?

L’établissement de Sées s’est engagé dans une expérimentation pédagogique avec la DRAAF de Normandie, dont l’objet est de travailler à l’évaluation sans note.

En relation à cette expérimentation, l’équipe pédagogique du BTSA GPN s’interroge de savoir comment préparer les élèves à l’épreuve E7. Cette épreuve repose sur l’explicitation d’une Situation Professionnelle Vécue (SPV, dite « ma espévée » par les étudiants). Pour réussir leur épreuve, les étudiants s’inquiètent de savoir ce que le jury attend d’eux lors de cette épreuve, de savoir si leur « espévée » en est bien une, ce qu’il faut pouvoir en dire, etc…

Ici, la difficulté est de pouvoir expliquer à des élèves qui n’ont pas d’expérience professionnelle, comment se préparer efficacement à expliciter à un jury une SPV, en s’appuyant sur une expérience qu’ils et elles n’ont pas encore.

Pour cela, nous avons pris l’option un peu radicale de les placer en situation d’expérimenter avec nous une démarche visant à acquérir des capacités pour questionner et analyser une situation de travail, mais également de porter un regard sur ce qui se transforme dans la relation à l’autre par le biais de ce questionnement.

Il s’agit bien sur pour nous de les placer en situation de faire et de s’exprimer sur leur expérience, ce afin de les amener à voir en quoi ce qu’ils sont en train d’apprendre augmente leur pouvoir d’agir.

Pour en savoir plus sur nos hypothèses et comment nous avons construit et évalué ce dispositif, nous vous invitons à lire le témoignage qui illustre plus en détail les contours de l’expérimentation, dans ce que nous voulions faire, et dans ce que nous avons réussi à tenir, en tout ou partie.

Ce témoignage est complété d’un film de 7 minutes donnant à voir le point de vue des étudiants sur cette expérience, et de deux autres films mettant en scène l’analyse d’une « SPV »…

 

François Guerrier, AGROCAMPUS-OUEST,

Renaud Jegat, EPLEFPA de l’Orne,

Janvier 2020




Des expérimentations pédagogiques avec des équipes du lycée agricole de Cibeins – Une analyse de pratique en physique-chimie.

Engagée depuis 3 ans dans le dispositif « Expérimentation innovation pédagogique » pour « Enseigner autrement pour répondre à l’hétérogénéité des publics et des objectifs », l’équipe de 2nde générale, augmentée de celle de BTSA ACSE par apprentissage, a souhaité aller plus loin dans l’analyse de ses pratiques.

Depuis 3 ans, l’équipe enseignante a initié une véritable dynamique collective autour de la réussite des élèves. Si elle a beaucoup échangé et donner à voir, il lui a paru important de se doter d’outils théoriques afin de dépasser l’échange et d’initier des analyses de pratiques lui permettant d’être plus réflexive.

C’est ainsi qu’en janvier 2019, 22 enseignants-formateurs se sont réunis pour s’initier à l’analyse de pratique pédagogique, accompagnés par Isabelle Gaborieau et Christian Peltier de la Bergerie nationale de Rambouillet.

Cette capitalisation est le fruit des cogitations de l’équipe lors de cette première analyse à laquelle Hélène Devillard, l’une des collègues, enseignante en physique-chimie, a bien voulu se plier.

Pour découvrir en détail le déroulement de cette réflexion

 

La vidéo ci-dessous donne la paroles à l’équipe pédagogique de Cibeins.


 

 

 

 




Innover pour enseigner la transition agroécologie : le séminaire Pépiéta

Les 8, 9 et 10 octobre, une délégation d’enseignants et formateurs des 15 établissements engagés en équipe pluridisciplinaire dans la recherche-action Pépiéta CGEA se sont retrouvés à la Bergerie Nationale à Rambouillet pour échanger sur les actions qu’ils et elles conduisent pour que leurs élèves et apprentis puissent acquérir les capacités nécessaires à réussir dans le cadre de la transition agroécologique. Ce séminaire de travail était aussi l’occasion de tirer un certain nombre d’enseignements pour conforter certaines pratiques et apporter des pistes de réflexion aux équipes qui mettent en œuvre la réforme du Bac Pro CGEA.

Ainsi, durant deux journées, 24 personnes ont planché dans le cadre d’ateliers pour confronter leur pratiques et s’approprier des repères pour :

  • apprendre aux élèves/apprentis à questionner et se questionner,
  • oser aborder la transition agroécologique,
  • exploiter les potentiels de développements d’une situation d’apprentissage,
  • apprendre à raisonner des transitions agroécologiques en articulant différentes échelles.

 

Ces établissements, engagés dans la recherche-action Pepieta, sont accompagnés par les équipes d’appui à l’enseignement agricole d’AGROCAMPUS-OUEST, Agrosup-Dijon, la Bergerie Nationale, l’ENSFEA et Momptellier Supagro (Institut de Florac).

 

 

Des points d’appuis pour mettre en œuvre le Bac Pro CGEA

Ils ont également proposé des témoignages de leurs projets sous la forme de posters et d’interventions débat, et ils et elles ont pu proposer quelques recommandations pour repenser leur formation et sa progression et mettre en œuvre la réforme, comme par exemple l’intérêt :

  • d’effectuer une lecture collective du référentiel pour que chacun y trouve sa place et développer une culture partagée ;
  • de travailler en commun les matières techniques et générales et prévoir le temps nécessaire pour permettre aux apprenants d’accéder au sens des apprentissages ;
  • de penser l’organisation et la progression pédagogique de la formation en impliquant la direction et toute l’équipe pédagogique et de prévoir des temps réguliers de régulation entre membres de l’équipe et avec les apprenants ;
  • de construire une progression sur les 3 années  en mobilisant des outils d’analyse de plus en plus complexe au fil de la formation ;
  • de repositionner la transition agroécologique dans une approche globale historique, économique et politique
  • de s’appuyer sur des systèmes variés pour appréhender le fonctionnement d’une entreprise agricole dans son territoire et comprendre les enjeux de transition agroécologiques et les différentes échelles imbriquées d’intervention ;
  • mise en situation concrètes des élèves pour élargir leur champ de références et pour leur permettre d’éprouver par l’expérience les savoirs et savoir-faire ;
  • anticiper et piloter les interventions conduites dans le cadre de mise en situations concrètes des élèves (définition en amont des objectifs de formation puis retour sur les activités concrètes réalisées en lien avec ces objectifs) ;
  • la nécessité d’inclure les maitres de stages et maitres d’apprentissage dans cette formation rénovée ;

Les apports du comité scientifique

Parmi plusieurs apports appréciés du collectif des enseignants et formateurs à la manette, le comité scientifique, composé de Patrick Mayen et Fanny Chrétien, a mis en exergue certains points relevés pendant le séminaire.

Dans sa communication Fanny Chrétien a ainsi noté l’importance des savoirs fondamentaux, d’ordonner différentes modalités pédagogiques, d’agencer finement les compétences développées par les équipes pour appréhender l’agroécosystème en lien avec les pratiques agricoles, de travailler les représentations sociales des apprenants qui sont percutés de plein fouet par les enjeux de durabilité et par ce qu’implique l’évolution vers un nouveau métier d’agriculteur agroécologue pour inviter à une réflexion sur  l’autonomie comme un bien commun.

Patrick Mayen a quant à lui mis l’accent sur  l’évolution du contexte et des enjeux depuis le lancement du plan Enseigner à produire autrement en 2014 . Il a également salué l’ampleur du travail réalisé par les équipes Pepieta qui a permis de redécouvrir les atouts de l’enseignement agricole et son potentiel de développement. Il a souligné la dimension opératoire de la notion de ressources communes pour la formation, l’importance de développer des stratégies d’apprentissage pour développer la capacité de penser, de raisonner, de réfléchir indispensable en tant qu’agriculteur mais aussi de citoyen et à insister sur le rôle du langage pour développer la pensée et cela au-delà des enjeux liés à la transition agro-écologique.

Les intervenants ont  également mentionné l’ouvrage « VALORISER LE POTENTIEL D’APPRENTISSAGE DES EXPÉRIENCES PROFESSIONNELLES : Repères, démarches et outils pour accompagner l’apprenant en formation par alternance…  » coordonné par Armelle Lainé et Patrick Mayen  à paraitre prochainement dans la collection praxis d’Educagri Edition

De nombreuses ressources à disposition

Plusieurs ressources ont également pu être échangées :

Toutes sont accessibles sur le site Chlorofil, avec en plus des témoignages et vidéos des expérimentations pédagogiques Pepieta  publiées dans Pollen.

Le point avec le comité de pilotage de la DGER

Enfin, le comité de pilotage de la DGER invité à participé à la clôture du séminaire le  9  octobre  matin a particulièrement apprécié la dynamique à l’œuvre, l’ensemble des productions et des retours constructifs que les équipes ont pu fait (importance du temps, de la continuité des actions, …) et des ressources produites.

Enfin, le comité de pilotage de la DGER invité à participé à la clôture du séminaire le  9  octobre  matin a particulièrement apprécié la dynamique à l’œuvre, l’ensemble des productions et des retours constructifs que les équipes ont pu fait (importance du temps, de la continuité des actions, …) et des ressources produites. Le début de valorisation de cette action va être poursuivi sur 2020.

Nous tenons à remercier les participants à ces journées et les 15 établissements qui ont participé à cette action ainsi que les chargés de mission des 5 établissements Nationaux d’Appui qui ont encouragé et accompagnés les équipes dans la réalisation de leur projets et organisé et animé ce séminaire.

 

Béatrice Degrange Agrosup-Dijon

François Guerrier Agrocampus-Ouest

 

 

 




La réussite de la classe inversée en BTSA Gestion Forestière, au CEFA de Montélimar.

Nous décrivons ici le déploiement de la classe inversée au Cefa de Montélimar après 2 ans de mise en œuvre au sein de l’équipe de BTS GF.

Cette action menée dans le cadre des expérimentations pédagogiques, accompagnée par MontpellierSup Agro, est représentative de l’innovation réfléchie sur un temps long, qui questionne les postures et les habitudes des enseignants, mais aussi des élèves, qui s’implante par étapes et qui se diffuse petit à petit.

Un bel exemple de démarche concertée, organisée, accompagnée et enrichissante pour tous.

Retrouvez ici tous les détails sur le développement de cette classe inversée.

 

Et en vidéo le témoignages des élèves.


 

 

 

 




« Lumière sur la Solidarité », le projet LumoS à l’EPLEFPA de la Haute-Somme.

Le projet LumoS vise à mettre en lumière comment les initiatives solidaires d’un établissement agricole ne disposant pas d’exploitation agricole peuvent permettre l’innovation pédagogique et le développement du territoire. Le projet LumoS consiste dans un premier temps à recenser, analyser et valoriser les initiatives solidaires mises en place au sein du lycée, du CFPPA et du jardin d’insertion de l’établissement. L’analyse des pratiques vise in fine à mettre en place des outils bénéfiques à l’équipe éducative et à l’ensemble des apprenants pour la mise en place de nouvelles initiatives.

Découvrez en détail le fonctionnement de cette expérimentation pédagogique !

 

 

 

 

 




Un EIE, Enseignement à l’Initiative de l’Etablissement, « Engagement citoyen » au LEPRP L’Oustal

Dans la perspective de la mise en œuvre d’une unité facultative « Engagement citoyen » à la rentrée 2019, en Terminale Baccalauréat professionnel Services Aux Personnes et Aux Territoires (SAPAT), l’EIE « Engagement citoyen » est conçu comme une démarche d’expérimentation.

Celle-ci vise à tester en classe de Première, pendant l’année scolaire 2018-2019, des pratiques qui alimenteront la réflexion de l’équipe pédagogique.

Les moments forts ont été une intervention de partenaires institutionnels en plénière et un Forum citoyen.

Découvrez en détail le déroulement de cette expérimentation