La reconstitution historique et militaire : un outil de médiation et d’ancrochage au service des apprentissages au LPA de l’Oustal.

Depuis plusieurs années, Patrice CASTEL, professeur d’histoire-géographie, a recours au travail sur les lieux de mémoire de la Seconde Guerre mondiale (Oradour/Glane, camp d’internement de Brens et du Vernet d’Ariège, bois de la Reulle…) afin d’illustrer son cours d’histoire. Depuis le mois de juin 2019, il propose à ses élèves des animations de reconstitution historique et militaire qui constituent un outil de médiation et d’ancrochage, au service des apprentissages en lycée professionnel agricole.

 

Suivez ce lien pour découvrir en détail cette action !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Le témoignage des élèves de seconde de Fouesnant (29) sur l’EIE « valoriser le stage ferme par l’analyse de l’activité ».

Tous les lundi Joël Dagorn et Fredéric Mouchy ont instauré un rituel dans le cadre de leur « EIE ». Il s’agit pour les élèves de seconde de présenter à la classe le travail réalisé lors du stage sur la ferme du lycée.

Le principe est le suivant : Les élèves prennent une photo d’une activité qu’ils-elles jugent signifiante, et ils questionnent les salariés pour bien comprendre de quoi il retourne (car ils savent qu’ils auront à présenter cette activité à leurs pairs et à en discuter en argumentant).

En classe les élèves -ici Lena et Benjamin- présentent leurs situations. Leurs collègues les questionnent pour les aider à bien décrire et analyser ce qu’ils ont fait (« le comment, le pourquoi… »). Là les enseignants essaient de laisser interagir les élèves, en soulignant les points clés de vocabulaire, et en éclairant des points qui n’auraient pas été perçus par le groupe.

Après la discussion, c’est au tour d’un-e volontaire de venir au tableau pour noter l’essentiel à retenir : Le titre, le but, les ressources, les conditions de réussite, l’ordre ou les étapes, les points de vigilance, etc… Ceci constitue l’essentiel de la prise de note.

L’évolution du projet sera de déposer ces images dans un compte instagram pour le partager, par exemple avec le maître de stage, ses proches,…

L’action est reconduite 2 fois par élève, pour une classe de 30, ce qui permet de mutualiser près de 60 exemples de situations analysées dans l’année, de s’entrainer et de s’approprier le cadre d’analyse des situations de travail pour mieux apprendre et se sentir à l’aise pour poser des questions en stage.

Mais ce sont encore Lena et Benjamin qui en parlent le mieux dans en vidéo (9 minutes) et qui nous donnent les effets de cette situation pédagogique sur l’ambiance de classe et les apprentissages réalisés.

Pour en savoir plus, consultez le témoignage de l’expérimentation : https://pollen.chlorofil.fr/toutes-les-innovations/monparam/1502/

Et une seconde vidéo pour retrouver le point de vue de Frédéric et Joël

François Guerrier, Agrocampus-Ouest

Juin 2019

 




Instituer l’analyse d’une situation de travail à partir d’une photo significative pour son auteur

Le stage sur la ferme est une activité appréciée des élèves. Un système d’évaluation avait été mis en place plusieurs année auparavant, mais il avait tendance à s’essouffler car sans lien réel avec le reste de l’enseignement. Au final les élèves y allaient en touriste.

Par ailleurs, faisant face à une montée de comportements conflictuels en Bac Pro CGEA notamment, nous avons engagé avec la DRAAF/SRFD Bretagne et dans le cadre du DNA* une réflexion collective pour revisiter certaines de nos pratiques pédagogiques dans une perspective d’ancrochage. Il s’agit pour nous de :

  • rendre plus explicites certaines de nos intentions pédagogiques,
  • à redonner de la visibilité et de la lisibilité au cadre de travail (relations, stabilité et cohérence entre climat éducatif et d’apprentissage),
  • donner plus de place aux élèves dans leurs apprentissages (être vigilant à ne pas penser à leur place !),
  • donner plus de sens aux activités pédagogiques en associant régulièrement les élèves aux processus d’évaluation (individuel, groupe, pratiques professionnelles, système d’exploitation, etc…), tout en accompagnant les relations avec les objectifs du référentiels (évaluation des capacités),
  • … et appliquer ces quelques principes aux relations entre adultes.

En résumé : comment (re)créer les conditions de la confiance, intéresser et combattre l’ennui, renforcer et développer les solidarités.

Dans cette perspective, et pour redonner de la valeur à l’activité stage ferme aux yeux des élèves et des personnels de l’exploitation, et des enseignants, nous avons revisité cette pratique.

Le moteur de l’activité s’appuie sur l’engagement et le travail des élèves pendant ce stage pour en faire une activité où l’on va apporter au collectif de la classe une situation professionnelle qui sera analysée, et où l’on va évaluer simultanément la situation professionnelle et les actions mises en œuvre pour la maîtriser.

Cela fait maintenant quelques mois que nous fonctionnons ainsi, et nous avons pu constater un plus grand intérêt pour le stage ferme, du côté des élèves, des salariés d’exploitation et de la classe.

Pour en savoir un peu plus sur les modalités pratiques, nous vous invitions à consulter le témoignage en ligne mafermedebrehoulou

Frédéric Mouchy/Joêl Dagorn (EPLEFPA de Bréhoulou)

François Guerrier (Agrocampus-Ouest)

 

DNA : Dispostif National d’Appui de la Direction Général de l’Enseignement et de la Recherche. L’action Ancrochage est portée par le BVIE (Bureau de la vie scolaire, étudiante et de l’insertion).




La MLDS de la Vienne organise une journée pour présenter la démarche et les outils de l’ancrochage

Comment lutter plus efficacement contre le décrochage scolaire ? Sur quels leviers agir en établissement ? Quelles stratégies individuelles et collectives développer pour créer les conditions de la réussite des élèves ? Comment être vigilant à ne pas ajouter de difficultés à l’apprentissage ?

Ces questions ont pu être débattues lors d’une journée de formation organisée par la mission de lutte contre le décrochage (MLDS) de la Vienne à Poitiers le 7 février 2019 en destination des référents « lutte contre le décrochage scolaire » du département. Là,  35 Lycées professionnels et généraux, mais également collèges étaient représentés par 70 référents.

Pour animer cette journée, Laurent Scheithauer (IEN chargé de l’information et de l’orientation) et Isabelle Hérault (coordonatrice de la MLDS) avaient convié quelques acteurs de la recherche-action ancrochagne pour faire part de leurs résultats, et pour échanger sur ce que les établissements d’enseignement agricole mettent en œuvre pour faire réussir leurs apprenants.

L’intention était de sensibiliser les équipes au fait de valoriser et de renforcer ce qui est fait pour faire réussir, mais également de réfléchir aux pratiques individuelles et collectives porteuses de décrochage. Par exemple à l’occasion de situations pédagogiques, d’évaluations, de conseils de classe, dans les relations avec les jeunes mais également entre adultes, dans la cohérence entre les actes et les valeurs affichées, etc…

Autrement dit, comment aider à construire un état d’esprit, une compétence collective en établissement pour

  • s’attacher à faire accrocher les apprenants en leur proposant différentes occasions d’ancrage,
  • miser sur la prévention plus que sur le seul traitement du décrochage (qui propose le plus souvent d’externaliser les difficultés),
  • considérer les relations réciproques entre gestion de classe et apprentissages (un élève qui apprend est rarement perturbateur),
  • porter un regard analytique sur ce qui objectivement produit de l’engagement dans les apprentissages afin de mettre à distance ce qui tout aussi objectivement produit du décrochage (par exemple des repères, de la stabilité, etc…) !

Cette journée a donc permis de valoriser les travaux et les outils créés par les équipes de la recherche-action ancrochage, et partager certains points clés :

  1. L’importance de créer des situations d’apprentissages mettant en jeu les processus d’apprentissage, d’autonomisation et de socialisation,
  2. Jouer sur les effets de réciprocité entre ce qui se joue entre apprenants, apprenants et enseignants et formateurs, mais également entre adultes, avec les personnels de direction, etc…,
  3. La distinction de plusieurs échelles d’intervention, entre ce sur quoi nous avons prise individuellement, et ce sur quoi agir avec les collègues, au niveau de la classe ou de l’établissement,
  4. valoriser ce qui ce fait, ce qui existe pour en développer le potentiel,
  5. apporter du cadre et de la stabilité pour éviter de réinventer sans cesse, source de stress pour les personnes et pour les organisations,
  6. prendre le temps de travailler la cohérence des actes du quotidien avec ce que l’on essaye de développer avec les apprenants: respect, écoute, accueil, apprentissage, évaluation, confiance, estime et considération, etc….
  7. s’attacher à regarder ce sur quoi l’on a prise, à développer son pouvoir d’agir pour faire ancrocher en formulant collectivement les problèmes de façon à pouvoir les appréhender ! Par exemple : Considérons-nous le décrochage comme résultant des difficultés scolaires (les élèves n’ayant pas le niveau, ils vont décrocher) ? Où nous interrogeons-nous sur la possibilité de l’engagement des élèves en tenant compte de leurs difficultés (intéresser en les prenant là où ils sont tout en permettant à chacun de se développer ?) ? En fonction de la façon dont la communauté éducative se situera, elle se considéra agissante sur un périmètre plus ou moins important. L’interpellation s’adresse bien sur ici autant aux personnes et au collectif en établissement qu’au système. Chacun comprendra aisément que les capacités d’actions auront un effet de levier différent selon que les classes comptent 35 où 24 élèves, que l’établissement est dégradé où agréable à vivre, que la restauration est qualitative où indigeste, que les personnels peuvent régulièrement se former et participer à des projets d’amélioration, qu’il y a de la disponibilité pour écouter, réguler, etc, etc….

Les référents ont également pointé quelques pistes pour lutter contre le décrochage et développer les dynamiques d’ancrochage :

 

 

Ci-après nous vous trouverez en 3 minutes le témoignage de 4 collègues qui se sont prêtés au jeu de l’interview. Merci à eux, et à Sébastien Guérineau (directeur adjoint du Lycée de Kyoto-Poitiers) pour leur participation.

Estelle Veuillerot, AgroSup-Dijon Eduter, et François Guerrier, AGROCAMPUS-OUEST

 




La région Hauts de France organise en partenariat avec AgroSup Dijon un séminaire régional autour de la difficulté scolaire.

Cet événement aura lieu du mardi 22 mai (début à 13H30) au mercredi 23 mai (fin à 16H30) à l’EPL du Paraclet (Amiens).

Sont prévues 3 conférences de chercheurs en Sciences de l’Éducation spécialistes de cette question :

  • Yves Reuter ( université Lille 3),
  • Patrick Rayou ( Université Paris 8 – Escol) et
  • Patrick Mayen (AgroSup Dijon).

Des témoignages d’enseignants sur des expériences pour résoudre ces difficultés, une table ronde sur la prise en compte de la difficulté sous différents aspects. (Voir programme au format PDF).

 

Des places sont disponibles si vous souhaitez y assister. Pour cela, il vous suffit de vous inscrire sur SAFO en suivant la procédure habituelle, à l’aide du code d’action suivant : 480875.
http://www.safo.chlorofil.fr/catalogue/fiche_seule.cfm?code=480875&regional=true

 

 

 

 

 




Favoriser l’ancrochage scolaire en Bac pro CGEA au lycée de Rouffach

L’équipe pédagogique du Bac pro CGEA de Rouffach rencontre un certain nombre d’obstacles dans la transmission des savoirs et la remédiation pédagogique face aux difficultés rencontrées par les apprenants.

L’équipe pédagogique met en place un projet d’expérimentation pédagogique basé sur 3 piliers :

  • 1er axe : mise en place d’un enseignement par thèmes de manière interdisciplinaire
  • 2ème axe : mise en place d’une pédagogie dite « classe inversée »
  • 3ème axe : travail sur la détection, la gestion et la remédiation des troubles « dys » au sein de la classe.
     

Découvrez le détail de cette action originale et complète.

 

 

 

 

 

 

 

 




Mieux connaître pour mieux accompagner : la semaine de rentrée banalisée de Montmorillon

Il y a 12 ans, l’équipe pédagogique du lycée agricole de J.M. Bouloux à Montmorillon a fait le constat que les élèves entraient avec un niveau de plus en plus faible. Nous nous sommes alors demandés comment optimiser et valoriser leur réussite ? Pour y arriver, nous nous sommes appuyés sur le fait qu’ils étaient adeptes de nouvelles technologies, mais aussi sur la présence d’une équipe enseignante dynamique et volontaire, d’une souplesse dans les emplois du temps et d’une dotation en équipement informatique non négligeable.

Découvrez le détail de cette action originale et le récit des élèves et des principaux acteurs en vidéo !

 

 




Se mettre à table pour co-construire en équipe ?

Le LPA de Chambray-lès-Tours est un établissement situé en zone péri-urbaine. Il compte 166 élèves, répartis sur 3 formations (CAPa SAPVER, Bac Pro TCVA et SAPAT). Fort d’une grande diversité culturelle puisque l’on dénombre jusqu’à 15 nationalité différentes, dont des primo-arrivants, les différentes profils des élèves présentent une forte hétérogénéité sur les plans scolaires, sociaux, personnels et orientation professionnelle. Cette diversité est également une richesse du côté de l’équipe éducative et pédagogique qui compte des trajectoires et des profils variés.

Comme pour de nombreux établissements, le temps est une ressource rare pour chaque acteur, ce qui contraint les possibilités de travailler ensemble et de réaliser des économies d’apprentissage.

Engagés dans l’action « initiative CAPa », l’équipe projet et leurs accompagnateurs ont proposé un exercice visant à faciliter le travail en équipe pour permettre l’appropriation du dispositif par tous et une meilleur visibilité du travail de chacun au service du dispositif CAPa. Ainsi, c’est sous la forme d’une frise réalisée lors d’un temps commun organisé par l’équipe de direction, que chacun a pu se positionner en contribuant à l’élaboration du dispositif CAPa SAPVER de Chambray.

Pour en savoir plus sur la méthode de travail utilisée, nous vous invitons à consulter leur témoignage.




La semaine d’accueil au lycée de Luçon-Pétré (vidéo)

Créer les conditions du « Bien vivre » pour « bien apprendre »

Pour l’équipe éducative du Lycée de Luçon-Pétré en Vendée, le bien être personnel des apprenants est une des conditions du bien apprendre. Son expérience lui montre que les élèves bien intégrés, ayant construit des repères et des relations sociales solides dans l’établissement sont rarement « décrocheurs » et … moins difficiles. Cette construction s’inscrit dans un large processus d’accueil qui débute aux journées portes ouvertes de l’établissement et se termine avec la veillée de noël. La semaine d’accueil marque un temps fort de ce processus et synthétise plusieurs enjeux:
– Comment faire en sorte que les élèves se sentent bien dans l’établissement ?
– Comment créer du lien social entre les nouveaux et anciens élèves ? Avec tout le personnel ?
– Comment poser les règles de vie afin qu’elles soient respectées le plus rapidement possible?
– Comment détecter les difficultés/problèmes de certains élèves au plus tôt pour les accompagner ?

La semaine d’accueil mise en place par l’équipe éducative du Lycée agricole de Luçon-Pétré a comme particularité d’associer, dans sa construction comme dans son animation, l’ensemble de la communauté éducative qui se mobilise pour permettre aux jeunes de construire rapidement des repères pour bien vivre et donc bien apprendre dans le Lycée. Ce processus est également important pour faire connaissance avec les élèves et prendre des informations les concernant afin de les accompagner au mieux dans leur développement et leur scolarité.

La vidéo témoignage de la semaine d’accueil à Luçon-Pétré

Cette initiative a été repérée dans le cadre de l’action ancrochage scolaire.

Retrouvez la description complète de cette action sur cette fiche Pollen

 

 

 

 

 

 

 

 

plan-du-site